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La Gauche française opposée au sommet de Kinshasa

La Gauche française opposée au sommet de Kinshasa

Le parti de Jean-Luc Mélenchon appelle François Hollande à ne pas participer à ce forum dans le  » contexte actuel  » et exige que ce rendez-vous des délégués francophones  » soit déplacé « . Pour cause, la  » fraude électorale du 28 novembre 2011 « , la  » grave dérive répressive du pouvoir en place « …

Le parti de la Gauche française vient de donner sa position quant à la tenue du sommet de la Francophonie du 12 au 14 octobre prochain à Kinshasa.

En effet, dans un communiqué daté du 11 août dernier et signé par Patrice Finel, ce parti que dirige Jean-Luc Mélenchon  » appelle le président François Hollande à ne pas participer à ce sommet dans le contexte actuel, et demande que ce sommet soit déplacé « .

Révélation de la dernière élection présidentielle française, ce parti justifie sa prise de position par  » la fraude électorale massive  » qui a caractérisé les dernières élections en République démocratique du Congo organisées par la Commission électorale nationale indépendante du pasteur Ngoy Mulunda qui, selon des indiscrétions, serait déjà sur une chaise éjectable, et que son départ serait à l’ordre du jour de cette session budgétaire à l’Assemblée nationale.

Ce qui prouve à suffisance que ces scrutins ont été très mal organisés. Fraude unanimement reconnue aussi bien par tous les observateurs internationaux que par l’Eglise catholique du Congo, poursuit le communiqué. Quant à la situation des Droits de l’homme, et celle de la démocratie, le parti de Mélenchon enfonce le clou en parlant de  » grave dérive répressive du pouvoir en place  » qui procède à des  » enlèvements politiques des opposants « .

Le communiqué épingle principalement le cas de l’honorable Eugène Diomi Ndongala, porté disparu depuis aujourd’hui deux mois et vingt jours, et ceux de Jean-Marie Vianney Kabukanyi, deuxième secrétaire général adjoint de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) avec son jeune frère, par des éléments identifiés comme étant de la Police nationale congolaise.

Quatrième sur l’ordre d’arrivée de la présidentielle en France, le Front de Gauche demande  » la libération immédiate  » des prisonniers politiques et appelle le gouvernement français à  » intervenir également dans ce sens  » et qu’il interpelle les organismes de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)  » pour déplacer le sommet d’octobre « .

Allié du parti socialiste, le parti de Gauche pèsera-t-il sur la balance dans le choix de François Hollande qui a déjà, de manière officielle, accepté de se rendre à Kinshasa, surtout que le secrétaire général de cette organisation a aussi confirmé les assises de la capitale congolaise ?

On ignore encore si Jean-Luc Mélenchon parviendra à faire changer d’avis François Hollande, à 23 jours du rendez-vous des délégués francophones mondiaux.

Toutefois, au cas où le chef de l’Etat français maintenait sa décision, il aura de sérieux ennuis de principaux partis de l’opposition française. Le 14ème sommet de la Francophonie risquera même de lui peser sur les épaules lors du prochain scrutin présidentiel, au cas où il se portait candidat à sa propre succession.

En venant à Kinshasa, la Gauche française estime que François Hollande veut marcher contre ses propres promesses électorales faites lors de la chaude campagne présidentielle, dont, entre autres, celle de ne jamais serrer la main d’un président mal élu ainsi d’autres qui se cachent derrière la démocratie pour faire assoir la dictature.

En plus, l’Organisation internationale de la Francophonie exige à tous les pays membres de cette structure le respect des principes de la démocratie, des Droits de l’homme et bien d’autres valeurs.

Dans l’entre-temps, à Kinshasa, la question de la présence ou non de Hollande au sommet de Kinshasa est déjà dépassée. Elle n’est plus au centre des débats dans des forums politiques, ni dans les colonnes des journaux. Car, à la fin du mois d’août, après mission spéciale à Kinshasa de Yamina Benguigui, ministre française déléguée à la Francophonie, le premier citoyen français avait donné son avis favorable quant à sa présence à ces assises.

Depuis, le gouvernement congolais qui a poussé un ouf de soulagement, accélère le rythme des travaux de réfection de quelques principales artères de la ville de Kinshasa, en vue de refléter une bonne image de cette capitale.

Hôtels, véhicules de luxe pour les déplacements des hôtes, mesures de sécurité… ces éléments sont pris en compte pour réussir l’organisation de ces assises qui se tiendront, sauf changement de dernière minute, pour la première fois en Afrique centrale.

Mise à jour le Mercredi, 19 Septembre 2012 08:34LA TEMPETE DES TROPIQUES
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