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QUAND LES INTÉRÊTS PERSONNELS AVEUGLENT DANGEREUSEMENT JACOB ZUMA, PRESIDENT DE L’AFRIQUE DU SUD, SUR LA SITUATION POLITIQUE REELLE DE LA RDC

LA SITUATION POLITIQUE EN RDC SERAIT  « STABLE » , D’APRÈS JACOB ZUMA…

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Dans un contexte de pourrissement totale de la situation politique que traverse la R.D.CONGO depuis le dernier semestre de l’année 2016, notamment avec un carnage à Kinshasa où plusieurs dizaines de  manifestants contre le prolongement inconstitutionnel de mandat de l’actuel occupant du Palais de la Nation,  ont été tués à balles réelles, d’autres enlevés, des sièges des partis politiques incendiés entre septembre et décembre 2016, les plus optimistes  ont dû croire, pendant un bref instant d’euphorie,  à une amélioration de leur vécu quotidien avec les acquis de l’accord de la Saint Sylvestre consacrant notamment:
1) l’assurance d’une alternance politique démocratique et pacifique en décembre 2017 sous la conduite d’un gouvernement d’union nationale dont le premier ministre devait être présenté par le Rassemblement;
2) la résorbation de la crise politique poste-electorale de 2011 et son corollaire notamment par la libération des prisonniers politiques;
3) l’acquis pour un respect des libertés civiles et politiques avec la réouverture des médias proches de l’opposition en tant que mesures de décrispation politique incontournables avant les élections.

Cela a été vite oublié car même les prisonniers politiques emblématiques comme Eugène Diomi Ndongala, Muyambo, etc. ont été maintenus en prison en violation du chapitre 5 de  l’Accord politique du 31/12/2016 et même de l’Arrangement particulier sur mesure, daté le 27/04/2016, souscrit par débauchage devant l’Assemblée National et le Senat réunis, est demeuré inappliqué. 

LA DÉSILLUSION CONSECUTIVE A LA MAUVAISE FOI

Toute vision optimiste de l’agenda politique  a été complètement brouillée par la mauvaise fois du régime kabiliste, qui a commencé à torpiller l’ Accord au moment de sa mise en application.

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L’année 2017 commençant malheureusement avec la mort d’Étienne Tshisekedi alors que l’arrangement particulier devant donner application effective de l’accord n’était pas encore signé.

La Majorité présidentielle hors mandat,  contente du coup qui survint contre le peuple congolais avec le décès de leur défenseur, se mit à torpiller les clauses de l’accord en violant tous les acquis afin de mettre en place en gouvernement de complaisance, un Conseil National de Suivi de l’ Accord (CNSA) projeté déjà dans le clientélisme et devant servir de simple caisse de résonance du pouvoir.

Dans l’entre-temps, c’est la misère qui prend le dessus et l’insécurité s’accentue notamment avec les massacres dans l’espace Kasaï et dans le reste du pays; l’économie s’effondre d’avantage et détériore totalement les structures sociales en dépit d’un nouveau gouvernement mis en place.

Impatient et essoufflé, tout le peuple cette fois-ci unanimement veut aller aux élections pour venir à bout cette descente aux enfers. A la Commission Nationale (dite) Indépendante (CENI) de répondre à cette population: IMPOSSIBLE D’AVOIR LES ÉLECTIONS EN 2017 malgré cela soit consacré dans le texte de l’Accord signé avec le Rassemblement des forces de l’Opposition.

Et pour éviter à tout prix d’aller aux élections, confisquant le pouvoir par la force,  il faut envenimer la situation sécuritaire en créant les évasions à grande échelle dans les prisons du pays notamment la prison centrale.
Préoccupé de la situation en RDC, l’Occident en appel au respect des textes et de droit se l’homme mais sans attirer l’attention des dirigeants qui s’exposeront aux sanctions notamment de l’Union Européenne et des USA, qui croient fermement changer le comportement de ceux-ci en agissant ainsi.

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De l’autre coté le CDH de l’ONU insiste sur le respect du jugement départageant la RDC de la situation qui l’opposait à Monsieur DIOMI NDONGALA alors victime d’un montage par les services de sécurité et d’un procès politique inique et irrespectueux du droit de la défense débouchant sur une condamnation scélérate et de la violation de tous ses droits et fondamentaux et même des libertés de son parti politique. Soumis quotidiennement aux tortures physiques et morales, DIOMI NDONGALA a été même victime d’une expropriation de ses biens alors que la décision numéro 2465/2014 du CDH de l’ONU instruisait sur sa libération immédiate et l’annulation de sa condamnation; un jugement exécutoire vu que la RDC a ratifié l’acte créant cette instance judiciaire et le Pacte International Relatif aux Droits civils et Politiques.

Kinshasa répond au CDH par un silence et une intention frisant un manque d’égard simplement dans l’objectif de créer d’avantage une crispation car désormais la province du Kongo Central n’aura pas de leader aux élections et donc elle se verra désintéressée.

Sans considérer que n’appliquant la décision n° 2465/2016 du CDH ordonnant la libération immédiate du leader de la Démocratie Chrétienne, le Régime Kabila viole superbement le  droit international et surtout de la Convention de Vienne sur le respect des Traité Internationaux, s’exposant ainsi à des possibles sanctions.

Grave est de voire Kabila se moquer de son peuple qui croupit dans une misère créée par lui, relativiser la situation dans une rencontre avec son allié Jacob ZUMA au cours de laquelle il ose soutenir que   »la situation en RDC est stable ».

Doit-on parler d’un sabotage, d’une insensibilité, d’une irresponsabilité ou carrément d’une incompétence quand il prévoit un autre dialogue qu’il en a déjà violé autant.

Sans considérer que la RDC est devenue une fosse commune à ciel ouvert, avec la multiplication des fosses communes  au Kasai, au Kongo Central, au Nord et Sud Kivu, à Beni et Lubero, sans oublier Kinshasa et sa périphérie (comme à Maluku)…

C’est cela assurer la sécurité d’un peuple?

Aux congolais de tirer les conséquences, selon les valeurs démocratiques consacrées par l’article 64 de la Constitution toujours en vigueur;  à défaut, le Congo-Kinshasa sera parti pour un vrai chaos. Il y a un grave péril en la demeure, contrairement aux affirmations « intéressées et complaisantes » de M. Jacob Zuma.

Quand il n’y a plus d’espace pour une manœuvre politique sérieuse, à cause de la mauvaise foi du régime-kabila qui ne respecte jamais ses engagements, il faut craindre un conflit de plus grande envergure.

Cédric MUDIANTU,

Démocratie Chrétienne, DC

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