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L’ AFDL N’A RIEN APPORTE, ELLE A TOUT DETRUIT AVEC DEUX DECENNIES DE CONFLITS ET MASSACRES A GRANDE ECHELLE DU PEUPLE CONGOLAIS:   JE PLAIDE POUR L’ABOLITION DE LA CELEBRATION DU 17 MAI 1997

AFDL
J’ai combattu l’Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) dès son entrée au Congo-Zaïre.
Mon opposition à l’interdiction d’exercer toute activité politique, décrétée unilatéralement et illégalement par Laurent Désiré Kabila, me coûtera une accusation d’atteinte à la sécurité de l’état, devant un tribunal militaire, et des interpellations en cascade de la part des services de sécurité afdliens, surtout après la publication de mon livre intitulé « LE MANIFESTE DE LA LIBRE PENSEE POLITIQUE » ( dont une copie est encore disponible à la bibliothèque de l’Université de Yale), en plein régime des « Comités de Pouvoir Populaire », CPP en sigle, qui auraient dû instaurer un régime basé sur le « Centralisme démocratique » à la place d’une « Démocratie pluraliste et représentative » telle que prévue par le peuple congolais réuni en Conférence Nationale Souveraine, dès 1990 à 1992.
Une guerre interminable téléguidée à partir de Kigali et Kampala a décimé les populations du pays. Pendant le règne sans partage de l’Adfl et celui de ses héritiers politiques, l’histoire du Congo a bégayé à plusieurs reprises.
Les successions effrénées de gouvernements illégitimes, les crises politiques à répétition, les multiples conflits armés dans l’est de la RDC, le Kongo Central, le grand Kasaï, etc. sont là autant d’éléments qui interpellent en ce qui concerne le jugement historique que, 22 ans après, nous sommes désormais en mesure de donner sur l’imposture Afdlienne, ayant maladroitement caché une guerre de proxy contre le grand Congo.
« Le conglomérat d’aventuriers », selon la définition tranchante de l’Afdl donnée par Laurent Désiré Kabila lui même, au moment de sa prise de décision tardive de chasser les troupes rwandaises de la RDC, a dévoré les congolais qui s’étaient naïvement mis à son service: Laurent Désiré Kabila, Anselme Masusu Nindaga, André Kissasse Ngandu et tant d’autres….
Par la suite, les héritiers de l’Afdl ont remis au pouvoir les anciens mobutistes qui prétendaient avoir chassés.
En ce qui concerne le départ de Mobutu, tout le monde savait qu’il était mourant, atteint d’un tumeur au stade terminal. Chasser le mobutisme? Encore une imposture.
Devenus les piliers du régime Josephiste, les anciens collaborateurs de Mobutu ont continué à tromper la population congolaise avec une « Démocrature » basée sur les apparence d’un système démocratique (élections, principe de représentation parlementaire, etc) mais dans les faits le régime Josephiste s’est pérennisé au pouvoir par une série d’hold up électoraux, la répression féroce de l’opposition politique et de toute forme de dissension ainsi qu’ une prédation violente des richesses du pays.

Les milliers de prisonniers politiques que le président Félix Tshisekedi vient de libérer, ont été bel et bien injustement embastillés par les héritiers de l’Adfl, devenus des champions de violations des droits de l’homme.

Les centaines de fosses communes en province orientale mais aussi au Kivu,de Kaniola, Kasika et de Makobola, au Katanga à Ankoro, au Kasai, à la périphérie de Kinshasa (Maluku), au Kongo Central, à Beni rappellent les monstruosités engendrés par les seigneurs de guerre restés au pouvoir à l’ombre idéologique de la « libération afdelienne », jusqu’en 2018.

Le moment est venu d’abolir cette célébration du 17 mai 1997, car elle a marqué le début de deux décennies de violences, massacres, déstabilisation systématique de la RDC et un incroyable pillage économique qui a empêché tout véritable développement du Congo, dont la population demeure la plus paupérisée au monde (les plus bas revenu par habitant de la planète, selon le FMI), alors que ses ressources naturelles ont été patrimonialisées par un groupe d’individus qui se revendiquent comme les héritiers idéologiques de l’Adfl, devenus les alliés objectifs des mobutistes qui prétendaient avoir chassés !

Voilà son mensonge originaire.

Un révisionnisme historique est nécessaire pour qu’en fin les congolais écrivent, eux mêmes, leur histoire.

Eugène Diomi Ndongala

Nulla dies sine linea

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