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VETO CHINOIS A L’ONU POUR ETERNISER LE CHAOS MINIER AU CONGO : Pékin paralyse la MONUSCO

La Chine bloque la nomination du chef de la MONUSCO à l’ONU pour maintenir le chaos en RDC et dominer les minerais stratégiques. Derrière le veto : une guerre froide USA-Chine sur le cobalt du Kivu. Sanctions américaines, minerais de sang, paix sabotée… Tout ce que les grands médias ne vous disent pas.

Pékin raffine plus de 70 % du cobalt mondial et domine les chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques (terres rares), tirant un profit massif de cette instabilité chronique.

Le conflit entretient des filières opaques, à bas coût et faiblement régulées, qui alimentent directement les géants industriels chinois – un système si enraciné que, en août 2025, les États-Unis ont sanctionné plusieurs entreprises chinoises (basées notamment à Hong Kong) pour leur commerce de minerais extraits illégalement dans des zones contrôlées par des rebelles, comme à Rubaya au Nord-Kivu.

Ces sanctions visent explicitement des acteurs qui « profitent de l’instabilité pour voler la richesse minérale de la RDC », illustrant l’implication directe de réseaux chinois dans le financement indirect des groupes armés via les minerais de conflit.

C’est dans ce contexte que la Chine bloque, au Conseil de sécurité de l’ONU, la nomination du nouveau Représentant spécial du Secrétaire général chargé de diriger la MONUSCO.

Depuis le départ prématuré de Bintou Keïta fin 2025, la mission fonctionne sous une direction intérimaire, affaiblie et sans leadership clair. Les candidats proposés – notamment les diplomates américains expérimentés David Gressly et James Swan – sont systématiquement rejetés par Pékin.

Ce veto n’est pas anodin. Il intervient à un moment critique où une MONUSCO forte et pleinement opérationnelle est plus indispensable que jamais.

Autorisée par le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, la mission dispose du pouvoir d’user de la force pour imposer la paix : protéger les civils, neutraliser les groupes armés, sécuriser les zones minières et couper les sources de financement des rébellions. Alors que la MONUSCO a un mandat prolongé d’un an fin décembre 2025, son leadership est vacant et prive la mission de la capacité d’agir de manière proactive et coordonnée.

Sans chef légitime et déterminé, les Casques bleus peinent à passer d’une posture défensive à une véritable imposition de la paix, laissant le terrain libre aux violences du M23/FDR et aux autres milices.

En paralysant ainsi la tête de la MONUSCO, la Chine contribue activement à prolonger l’incertitude et l’inefficacité de la présence onusienne. Moins la mission est robuste, plus il est difficile de stabiliser les zones minières du Kivu, de protéger les populations, surveiller le respect des accords de paix signés à Doha et Washington et d’assécher les flux de minerais de sang.

Le statu quo profite à ceux qui prospèrent dans l’ombre du désordre – et la Chine, principal acheteur et transformateur de ces ressources malgré les sanctions internationales, figure en tête de liste.

Derrière les arguments officiels d’« indépendance » de la mission ou de refus d’« instrumentalisation américaine », c’est une logique froide d’intérêts stratégiques qui prévaut:

maintenir un chaos rentable qui préserve l’accès privilégié de Pékin aux richesses congolaises, au détriment de la paix, de la souveraineté de la RDC et de la vie de millions de Congolais. La Chine devra assumer la responsabilité morale, politique et diplomatique de ce veto de la honte.

Eugène Diomi Ndongala,

Démocratie Chrétienne

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