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GOMA SOUS LE JOUG DU M23/RDF: UN AN DE TERREUR, DE TAXES FOLLES ET DE LIBERTES BAFOUEES

Un An d’Occupation Impitoyable depuis le 26 Janvier 2025 : la population n’attend que le rétablissement de l’autorité de l’état congolais !

Sous l’emprise impitoyable des rebelles du M23 et de l’armée rwandaise, Goma, cette ville martyre du Nord-Kivu, étouffe depuis un an dans un carcan d’oppression qui transforme le quotidien en un calvaire incessant.

Prise le 26 janvier 2025, la capitale provinciale reste un bastion rebelle, où les forces rwandaises (RDF) imposent leur loi par la terreur, malgré des retraits sporadiques ailleurs comme à Uvira.

Les habitants, piégés dans cette enclave de peur, vivent un enfer masqué par des propagandes contradictoires :

d’un côté, les porte-voix rebelles vantent une « stabilité » illusoire avec des prix bas et une coexistence tribale forcée ; de l’autre, la réalité crue des témoignages révèle une population écrasée, résignée à une survie précaire marquée par la famine naissante, l’économie en ruines et une insécurité nocturne qui confine les familles chez elles, à la merci de miliciens errants, de cambrioleurs armés et d’ex-prisonniers libérés dans le chaos.

Près de 3000 morts en 2025 hantent les mémoires et les déplacements forcés gonflent une surpopulation qui aggrave la misère, transformant Goma en un camp de réfugiés à ciel ouvert.

Les plaintes de la population fusent comme des cris étouffés dans ce régime de terreur : les tracasseries quotidiennes sont légion, avec des taxes arbitraires qui saignent les plus vulnérables – un impôt sur les régimes de bananes, sur les enterrements, sur les voyages en bateau, sur les checkpoints qui pullulent, jusqu’à frôler l’absurde d’une taxe sur l’air qu’on respire.

Les agriculteurs, les voyageurs, les familles endeuillées : tous paient le prix fort sous la menace des armes. Ajoutez à cela les extorsions nocturnes, comme ces vols de téléphones par des soldats M23 dans des quartiers comme Kasika, et les violences gratuites qui s’abattent sans pitié – arrestations massives de jeunes manifestants scandant « Atu pendi M23 » (nous ne voulons pas du M23), exécutions sommaires pour un refus de travaux forcés, assassinats ciblés à domicile, y compris de femmes et d’adolescents. Plus de 70 cas récents d’arrestations pour une simple marche pacifique, et des familles dévastées par ces abus qui minent l’âme même de la communauté. C’est un cri collectif pour la restauration de l’autorité étatique, un appel désespéré à en finir avec cette oppression qui vole non seulement les biens, mais la dignité humaine.

Et au cœur de cette tyrannie, la liberté réelle n’est qu’un mirage :

les habitants marchent sur des œufs, craignant les représailles pour la moindre critique. Parler des taxes ou des abus expose à des châtiments sévères ; manifester conduit à l’arrestation ou pire. Les checkpoints entravent les mouvements, les extorsions minent la mobilité, et l’expression est muselée – journalistes et médias indépendants fuient ou se taisent par peur.

Pire encore, Goma et les territoires occupés baignent dans un désert informationnel absolu, où la censure règne en maître : la liberté de la presse est piétinée, comme la liberté d’expression, par des attaques systématiques sur les rédactions, des assassinats, enlèvements et détentions arbitraires de journalistes, des pillages et fermetures de médias imposés par l’AFC-M23.

Internet est limité, souvent coupé ou filtré sous influence rwandaise, rendant impossible toute diffusion libre d’informations. Aucun média indépendant ni journaliste courageux ne peut opérer sans risque mortel, laissant la population dans un vide médiatique où la propagande rebelle domine et les voix dissidentes sont réduites au silence. Des rapports font état de 52 violations de la liberté de presse au Nord-Kivu en un an, une escalade qui harcèle activistes et détracteurs, accentuée depuis la chute de Goma.

Ce blackout informationnel isole les opprimés, amplifiant leur sentiment d’abandon, malgré les appels internationaux à la paix et aux poursuites.

Mais au fond de ce gouffre, un espoir tenace persiste : la population n’attend que cela, le rétablissement de l’autorité de l’État congolais sur Goma, cette reconquête souveraine qui seule pourrait briser les chaînes de la terreur, restaurer la liberté et ramener la vie à ce qui n’est plus qu’une ombre de ville.

Goma crie dans le vide, mais son appel est clair : « libérez-nous de cette occupation, rendez-nous à notre République ».

Eugène Diomi Ndongala,

Démocratie Chrétienne

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