DEVOILER LE MENSONGE : LES FDLR, PRETEXTE SECURITAIRE FRAGILE DU CONGLOMERAT POLITICO-MILITAIRE RWANDAIS, POUR S’EMPARER DES MINERAIS 3T + L’OR CONGOLAIS ET SE PERENNISER AU POUVOIR AU RWANDA.
Voici comment le conglomérat politico – militaire au pouvoir au Rwanda se sert du pillage des ressources minières d’un autre état, la RDCongo, pour sa survie politique et économique, depuis 30 ans.
Au cœur de l’Afrique centrale, une vérité glaçante émerge : les incursions répétées du Rwanda en République Démocratique du Congo (RDC) ne visent pas tant à traquer les rebelles des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) – inactifs depuis des décennies – qu’à s’emparer des trésors enfouis dans les sols du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Ces « véritables cibles » ? Les minerais 3T – étain (tin), tantale, tungstène – et l’or, carburants essentiels de l’industrie high-tech mondiale, des smartphones aux batteries électriques.
Sous le voile d’une quête sécuritaire, Kigali orchestre un pillage méthodique, transformant la guerre en entreprise lucrative qui finance un régime liberticide au pouvoir, depuis des décennies.
Aussi longtemps que la guerre continuera à être si lucrative et voilée par l’impunité, la paix se fera attendre en RDCongo.
Remontons le fil : depuis le génocide de 1994, le Rwanda, un petit pays surpeuplé et avec peu de ressources, brandit la menace d’abord Hutus et après FDLR – les « descendants » ces miliciens hutus réfugiés en RDC, qui n’ont attaqué même pas un centimètre carré du Rwanda depuis 20 ans – pour justifier invasions et soutiens à des proxies comme le M23, le AFC/M23, le RDC, le RDC/Goma, le CNDP et l’AFDL de triste mémoire.
Mais il ne faut pas oublier que ces opérations militaires des forces armées rwandaises s’ancrent dans des zones regorgeant de ressources : la RDC domine 60 % de la production mondiale de tantale, tandis que des tonnes d’or et de 3T s’évaporent illégalement vers les frontières.
La chute de Goma, le 26 janvier 2025 et de Bukavu, par la suite, ne sont pas des accidents sécuritaires : ils sont le prix d’une extraction qui finance balles, bombes et, disons-le, le régime despotique et monolithique de Paul Kagame.
Les preuves s’accumulent, implacables. Le Rwanda exporte des volumes absurdes : 1,5 milliard de dollars d’or en 2022, sans mines domestiques dignes de ce nom, via un smuggling massif depuis la RDC. Rapports de l’ONU révèlent 150 tonnes de coltan frauduleux transitant annuellement, blanchis et estampillés « conflict-free » pour nourrir les chaînes d’Apple et d’autres géants tech.
Le M23/RDF, son chien de garde des mines, au pedigree congolais, engrange des millions de dollars mensuels en or, avec un soutien logistique rwandais qui transforme Kigali en hub de raffinage, d’ailleurs dénoncé et sanctionné par l’UE ; Kigali riposte, avec ses dénis rhétoriques habituels, en vantant ses prétendus investissements locaux. Mais les faits sont évidents : c’est un blanchiment de minerais de sang.
En réalité, pour creuser un peu plus le sujet, il s’agit d’un système de gouvernance d’un petit état surpeuplé et sans ressources, le Rwanda, qui a conçu son modèle politique, sécuritaire et économique sur le pillage de l’Est de la RDC, depuis des décennies, plus exactement tout au long ces 30 ans de pouvoir sans partage de Paul Kagame, à la tête de l’état rwandais.
Cette correspondance de chiffres – environ 30 ans de pouvoir et 30 ans de déstabilisation de la RDCongo – ce n’est pas un hasard de l’histoire, mais la projection du fonctionnement d’un régime despotique, qui a pu se prévaloir d’une impunité obscène pour continuer à exister.
En FDLR ? Un alibi diplomatique et politique usé jusqu’à la moelle. Affaiblis, ces fils de maquisards persistent comme justification rhétorique et écran de fumée sécuritaire, mais dans les territoires conquis par le M23 et les forces rwandaises, on les voit moins neutralisés qu’intégrés, parfois comme gardiens de l’ordre des rebelles M23/RDF.
Le vrai but : un contrôle territorial impitoyable, flirtant avec le projet de la création d’un « État du Kivu » tutsi – en exploitant le deuxième alibi rhétorique de la prétendue défense d’une minorité d’ailleurs exposée, plutôt que protégée, par l’instrumentalisation rhétorique de Kagame – à défaut d’arriver à infiltrer, à nouveau, le pouvoir central à Kinshasa, comme à l’époque d’alias Joseph Kabila ; ce plan hégémonique est financé par l’extraction de minerais 3T et l’Or.
Ce prétexte sécuritaire fallacieux cache une expansion ethnique (Tutsi), où la chasse aux rebelles (Hutus) n’est qu’un dangereux rideau de fumée pour le vol pur et simple, qui viserait à évoquer les épouvantails et les sentiments de culpabilité dues à l’inertie occidentale de 1994, d’une guerre prétendument « ethnocentrique », transplantée à dessein en RDCongo.
Cette prétendue menace, a aussi un objectif de politique intérieure rwandaise, nourrissant, encore aujourd’hui, le narratif de la menace Hutus sur la minorité Tutsi.
Le problème est que depuis 30 ans, ce sont les congolais, toutes ethnies confondues, qui sont victimes d’un lent génocide de plus de 10.000.000 morts causés par la géocriminalité de Kagame.
Creusons l’analyse : ce rapt minier génère un carnage humanitaire, avec, en plus des morts par millions, plus de 7 millions de déplacés internes piégés dans un cycle de violence financé par les ressources mêmes qui auraient dû servir à bâtir l’avenir de ces populations.
Le régime au pouvoir au Rwanda, quant à lui, s’enrichit, s’érigeant en « Silicon Valley africaine » grâce à la rapine et l’enrichissement incontrôlé et incontrôlable d’un conglomérat politico-militaire rwandais au service de cet objectif stratégique, tandis que l’Occident ferme les yeux – accords UE sur les minerais « verts » mais « rouges » du sang congolais – ignorant les chaînes pourries, derrière l’excuse de s’assurer la fourniture des minerais « 3T ».
Sans une rupture radicale avec l’impunité et la rente financière que ce pillage donne au régime de Paul Kagame et ses généraux, la paix restera une entreprise fragile, face aux perspectives d’enrichissement « au noir » qu’à offert, jusqu’à présent, le pillage de l’Est de la RDC à l’élite au pouvoir à Kigali.
Il est temps de démasquer les alibis, démasquer le fonctionnement du conglomérat politico-militaire qui s’éternise à la tête du Rwanda grâce à la guerre, depuis 30 ans.
Le moment est venu de rendre enfin justice aux victimes congolaises de cette guerre des ressources, qui financent aussi bien la mort des congolais que la pérennisation du régime monolithique de Kagame au Rwanda.
En fin des comptes, aussi bien le peuple congolais que le peuple rwandais sont tous les deux victimes de la géocriminalité de Kagame et son armée.
L’un est victime directe d’un politique militaire de rapine et l’instabilité chronique imposée, l’autre de l’utilisation des ressources financières que l’obscur « Desk Congo » offre à Kagame et ses généraux pour s’éterniser au pouvoir, dominant une majorité paupérisée.
Les deux peuples payent le prix fort de la pauvreté endémique et l’oppression générées par cette politique de rapine qui saigne le cœur de l’Afrique Centrale.
Eugène DIOMI NDONGALA,
Démocratie Chrétienne, DC




