Aller au contenu principal

Archives de

FRIVAO, STRUCTURE BUDGETIVORE ET CORROMPUE : DISSOLUTION IMMEDIATE EXIGEE

Des centaines de millions envolés en contrats de gré à gré et dépenses internes.

• Assez de cette gabegie qui gangrène l’image de l’État.

Depuis sa création en avril 2023 par ordonnance présidentielle Du Président Félix Antoine Tshisekedi, le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO) était censé être l’outil de justice historique pour des centaines de milliers de Congolais victimes de la guerre de 1998-2003.

Près de 195 millions de dollars ont déjà été versés par Kampala.

Résultat ? Une poignée de miettes aux véritables victimes et une avalanche de scandales qui, scandale après scandale, transforme ce fonds en véritable pompe à corruption.

LISTE NOIRE DE SCANDALES A REPETITION A LA FRIVAO

  • Tout commence en 2024 : le premier comité de gestion est purement et simplement suspendu et renvoyé devant la justice pour détournements massifs.
  • On nomme un nouveau directoire… et le cirque reprend.
  • En juillet 2025, c’est le coordonnateur lui-même, Chancard Bolukela, 27 ans, qui est arrêté pour « mauvaise gestion ».
  • Quelques mois plus tard, en juin-septembre 2025, l’ex-ministre de la Justice Constant Mutamba est condamné à 10 ans de travaux forcés pour avoir détourné 19,9 millions de dollars vers une société fantomatique de construction liée à un projet de prison à Kisangani.

Un coup de filet spectaculaire… qui ne change rien au fond du problème.

  • En septembre-octobre 2025, le rapport dévastateur du Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL) tombe comme un couperet : sur les 195 millions reçus, plus de 100 millions ont disparu ou sont introuvables. Seuls 2,08 millions – moins de 2 % – ont réellement atteint les victimes.

Le reste ? Salaires pharaoniques, primes, frais de fonctionnement exorbitants, rétrocommissions exigées des victimes elles-mêmes et introduction massive de faux bénéficiaires.

Le FRIVAO n’apparaît même pas dans la loi de finances : opacité totale, contrôle zéro.

2025-2026 : les associations de victimes dénoncent un racket systématique. Pour être enregistrée ou indemnisée, il faut payer.

Des comptes sont gelés pendant des mois.

Et en avril 2026, rebelote : le ministre de la Justice ouvre une nouvelle enquête sur le détournement présumé de plus d’un million de dollars pour un contrat de gré à gré avec la société DIVO SARL. Objectif ? Un « documentaire » de… six minutes sur la guerre de Kisangani. En trois mois seulement, le fonds a aussi englouti au moins 850.000 dollars – selon le ministère de la Justice, qui a lancé l’enquête – rien que pour son fonctionnement interne.

COMMUNIQUE DU MINISTRE DE LA JUSTICE SUR LE DERNIER SCANDALE FRIVAO

Un terrain acheté à Kisangani pour 250.000 dollars fait également l’objet d’une enquête pour surfacturation.

Victimes oubliées, fonds dilapidés, proches et intermédiaires qui s’en mettent plein les poches : le FRIVAO est devenu une structure budgétivore et corrompue dont la gestion est littéralement émaillée de scandales à répétition.

Assez. Cette opacité et cette gabegie répugnante salissent directement l’image de la République.

Il n’y a plus de place pour les demi-mesures ni pour les « plans de redressement » successifs qui n’ont jamais rien redressé.

La seule solution crédible et urgente reste la dissolution pure et simple du FRIVAO.

Il faut confier la gestion de ces fonds à une structure indépendante, transparente et réellement contrôlée, avant que ce scandale permanent ne continue de gangrener la crédibilité même de l’État congolais.

Les victimes attendent depuis plus de vingt ans.

Elles méritent mieux que cette farce tragique.

Eugène Diomi Ndongala,

Démocratie Chrétienne, DC.