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TWIRWANEHO, MAHORO PEACE ET LES FAUX DEFILES A WASHINGTON ET BRUXELLES: LA MACHINE CYNIQUE DE KAGAME QUI ETHNICISE LE CONFLIT ET SACRIFIE LES BANYAMULENGE

La manipulation rwandaise : quand Kagame instrumentalise les Tutsi congolais… et leur fait payer l’addition.

Paul Kagame ne défend pas les Tutsis du Congo. Il les utilise. Il les paie. Et surtout, il les sacrifie.

Tout commence sur le terrain, dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu. Twirwaneho (« défendons-nous ») naît comme une milice d’auto-défense locale : des jeunes Banyamulenge qui protègent leurs villages, leur bétail et leurs familles contre les vols et les attaques des groupes armés..

Mais dès 2023, le régime rwandais entre en scène. Armes, logistique, coordination : tout arrive via le M23. En février 2025, après la mort de leur leader Makanika, Twirwaneho bascule. Il s’aligne officiellement sur l’Alliance du Fleuve Congo et devient le bras armé explicitement tutsi du Sud-Kivu, opérant en tandem avec le M23 au Nord-Kivu.

Kagame a trouvé son outil idéal : une rébellion ethnique qu’il finance, qu’il arme et qu’il dirige en coulisses.

Les experts de l’ONU et les données ACLED (Armed Conflict Location & Event Data Project-Projet de données sur les lieux et événements de conflits armés) le confirment sans ambiguïté.

Twirwaneho n’est plus une milice locale. C’est un proxy rwandais ethnicisé à dessein pour justifier l’ingérence militaire sous le masque de « protection des minorités ».

Mais le vrai prix, ce n’est pas Kagame qui le paie. Ce sont les Banyamulenge de chair et de sang, les Congolais de génération en génération, ceux qui n’ont jamais demandé à être enrôlés dans cette guerre.

Quand les rebelles se retirent d’une zone – comme dans la plaine de la Ruzizi en mai 2026 –, ce sont des centaines de familles banyamulenge qui fuient, abandonnant tout. 80 % de leur économie, basée sur l’élevage, anéantie. Les Banyamulenge deviennent collectivement « les complices du Rwanda », « les M23 en civil », « les envahisseurs ». Et pendant que les civils paient en sang sur place, Kagame exporte sa manipulation jusqu’en Occident.

Regardez les manifestations « Banyamulenge » à Washington et à Bruxelles: du pur théâtre financé par Kigali.

Le 20 avril 2026 à Washington DC, 2000 personnes défilent sur Capitol Hill, organisées par la Mahoro Peace Association. Coût estimé : 250.000 dollars pour une seule journée de logistique venue de 38 États. Le 15 mai 2026 à Bruxelles, des centaines d’autres manifestent près des institutions européennes. Même scénario, même message : « Arrêtez le génocide contre les Banyamulenge ! » Ils brandissent le drapeau congolais… mais ne prononcent jamais le nom de Kagame ni ne critiquent les RDF qui occupe le territoire congolais. Et ce n’est pas seulement du spectacle : c’est toute une machine de financement de guerre.

La Mahoro Peace Association, qui organise ces manifestations, est une façade humanitaire basée aux États-Unis. Elle collecte des dons mensuels de la diaspora banyamulenge (jusqu’à 20 dollars par personne et par mois). Officiellement, l’argent sert à l’aide alimentaire, aux médicaments et aux écoles. En réalité, le Groupe d’experts de l’ONU (rapport final 2023) est formel : une partie de ces fonds – plus d’un million de dollars depuis 2020 – est détournée vers Twirwaneho pour l’armement, le recrutement (y compris d’enfants) et les opérations militaires. Les transferts passent par des intermédiaires opaques au Burundi, au Kenya, au Rwanda et en RDC.

Le FBI et les services congolais ont tracé ces flux. Pendant que les leaders comme Adele Kibasumba appellent publiquement à « soutenir ceux qui vont au combat sans chaussures ni nourriture », les Banyamulenge sur place paient le prix.

C’est le cynisme absolu : le régime rwandais crée la rébellion ethnique Twirwaneho, finance les manifestations de la diaspora via l’association Mahoro, dirige le tout… et laisse la minorité tutsi congolaise – la vraie, celle qui vit sur place – payer l’addition en sang, en exil et en haine généralisée.

Il ethnicise le conflit pour le rendre insoluble, fragilise la RDC, contrôle les zones minières et fais sa propagande habituelle.

Kagame ne protège personne. Il expose les Tutsi congolais. Il les transforme en cible légitime pour justifier sa propre guerre et géocriminalité. Pendant qu’il joue au grand stratège à Kigali, ce sont les femmes, les enfants et les vieillards banyamulenge qui fuient dans les forêts du Sud-Kivu, laissant derrière eux leurs villages.

Voilà la réalité crue : la manipulation rwandaise ne se contente pas de déstabiliser la RDC. Elle sacrifie, froidement et méthodiquement, la minorité tutsi congolaise sur l’autel de l’agenda de Kagame.

Et le prix, c’est eux qui le paient. Toujours.

Eugène Diomi Ndongala,

Démocratie Chrétienne, DC