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DECLARATION POLITIQUE DE LA DC: « LA POPULATION CONGOLAISE CONTINUE A ETRE MASSACREE : 130 CITOYENS CONGOLAIS EXECUTES A L’ARME BLANCHE AU MOIS D’OCTOBRE 2014. LA DC CONDAMNE LA FAIBLESSE DE L’ARMEE, UN ETAT INEXISTANT ET DES GROUPES REBELLES QUI IMPOSENT LA LOI DE LA MACCHETE : VOICI LES VRAIES CAUSES DES TUERIES DE BENI, AU NORD KIVU »

declation dc du 041114

La Démocratie Chrétienne tient à exprimer toute sa solidarité aux populations du Nord Kivu et particulièrement celles de la ville de Beni, victimes d’une stratégie du terreur basée sur des massacres odieux à répétition.

Notre solidarité et compassion sont indissociables à notre sentiment d’indignation pour la passivité des autorités aussi bien politiques que militaires congolaises qui se montrent incapable d’assurer la sécurité des personnes ainsi que de faire face au défi macabre qui leur est adressé par des groupes organisés  pas encore identifiés et toujours opérationnels, au point de menacer les citoyens de la ville de Butembo, dans la province du Nord Kivu.

Malgré son engagement formel à moderniser l’armée et les services de sécurité, l’Etat congolais reste soumis au chantage d’une poignée d’inciviques qui prennent la République en otage.

La Démocratie Chrétienne avait déjà dénoncé la « victoire à la Pyrrhus » sur le mouvement M23, dont la capacité de nuisance reste intacte après un retrait stratégique en Ouganda et au Rwanda de ses troupes déjà amnistiées et qui revendiquent leur butin de guerre diplomatique et politique  arraché à Nairobi,  alors que les prisonniers politiques de l’opposition non armée congolaise subissent la torture quotidienne d’un emprisonnement politique arbitraire et leurs partis politiques continuent à être dans le viseur du régime, pour qu’ils ne puissent plus s’organiser et condamner la mauvaise gouvernance qui détruit le Congo – Kinshasa.

Plus préoccupés à pérenniser leurs avantages personnels, les détenteurs du pouvoir à Kinshasa semblent paralysés par les évènements et ils ne donnent aucune réponse valables aux urgences sécuritaires, politiques et économiques des citoyens congolais.

L’échec sécuritaire, économique et social de l’actuel régime aurait dû provoquer au moins un sursaut politique pour faire face aux urgences du moment mais, au contraire, les congolais assistent, désabusés, à un abandon de la « Res Publica » par un exécutif aux affaires courantes depuis plus d’une année et dont la passivité est  mortifère.

Un exemple frappant de cette passivité mortifère est donné par la méthode inefficace d’agir du « Chef Suprême de l’Armée » congolaise  qui, après s’être rendu avec grand retard au Nord Kivu, là  où l’insécurité et massacres à répétition font rage,  il s’est limité à « consulter » les couches sociales de la population,  en plus triées  à la loupe pour bien tenir à distance tous ceux qui étaient porteurs d’une quelconque revendication.

Alors qu’il aurait fallu convoquer l’Etat-major des FARDC et de la Police, sanctionner, réorganiser les opérations militaires musclées contre les groupes armée indexés, renforcer les troupes d’élites avec les commandos de Kindu, coordonner les opérations militaires avec la Brigade I. de la Monusco, renforcer les renseignements ANR, DEMIAP, T2. ; assurer le paiement des soldesdes militaires au front et les  primes de combat;  assurer la logistique et ration militaires;  mobiliser le peuple tout entier….  Le « Chef de l’Armée » congolaise se limite à faire  appel à une armée de substitution, celle de la  Monusco, la Mission des Nations Unies au Congo, alors qu’il entretient une guerre de tranchées avec l’Onu après la récente expulsion extravagante du Représentant du Haut Commissaire pour les Droits de l’Homme en RDC, coupable d’avoir publié un rapport sur d’autres massacres de civils qui ont lieu à Kinshasa en novembre 2011 et février 2014.

Les citoyens congolais ne pouvant plus demeurer victimes des incohérences et de  la passivité d’un régime incapable d’assumer ses tâches régaliennes, la Démocratie Chrétienne les invite à assumer leurs responsabilités  face au monde et à l’histoire, suivant l’exemple d’autres peuples africains – comme celui du Burkina Faso –  qui ont brisé les chaines de la dictature pour sortir de l’abrutissement inhumain du sous-développement sécuritaire, politique et économique.

Fait à Kinshasa le 04/11/2014

Marc Mawete,

Porte-Parole adj.

Démocratie Chrétienne,

DC

CACHE DC

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