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Affaire «penalties de Moïse Katumbi» : Katanga : «Kabila» et ses «faucons» préparent la «contre-offensive»

Affaire «penalties de Moïse Katumbi» :

Katanga : «Kabila» et ses «faucons» préparent la «contre-offensive»



Photomontage : « Joseph Kabila » et le gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe

A l’invitation de «Joseph Kabila», une réunion regroupant des notables katangais, triés sur le volet, est prévue le dimanche 4 janvier prochain au Kalubwe Lodge à Lubumbashi. Un seul point serait inscrit à l’ordre du jour : Dénonciation des propos métaphoriques tenus par le gouverneur Moïse Katumbi Chapwe lors de son retour au pays le mardi 23 décembre. En termes paraboliques, « Moïse » semblait exclure l’idée d’une révision constitutionnelle pour permettre à «Joseph Kabila» de briguer un troisième mandat en 2016. «Depuis lors, Joseph Kabila est fou de rage, confie un membre de l’Agence nationale de renseignements. C’est une question de vie ou de mort pour lui et sa famille biologique. Il est capable de faire couler le sang». Selon des sources bien informées, les «services d’études stratégiques» de la Présidence étudieraient des scénarios destinés à «neutraliser» Katumbi «financièrement et politiquement». Joint lundi 29 décembre au téléphone à Kin, un magistrat du Parquet général de la République, n’excluait pas qu’une «information judiciaire» soit en préparation à l’encontre du gouverneur du Katanga sous la qualification d’«incitation à la haine et propos insurrectionnels». A Lubumbashi, le climat politique est tendu. Arrivé au Katanga le 23 décembre, le «raïs» a séjourné jusqu’au week-end dernier dans sa ferme du Parc de Kundelungu. Depuis dimanche 28, il a «déménagé». Il serait dans l’autre ferme située sur la route de Kasumbalesa.

La «parabole» du gouverneur Moïse Katumbi sur le «troisième penalty» inacceptable a été accueillie par «Joseph Kabila» et les «durs» de son entourage comme une «déclaration de guerre». Ceux qui ont eu l’occasion d’approcher « Joseph » au Katanga assurent que c’est la première que celui-ci laisse apparaître des signes qu’il a été « sérieusement bousculé ». Porte-parole de la majorité présidentielle, Luzanga Shamandevu avait promis, vendredi 26 décembre, à Radio France Internationale, la diffusion d’une «position officielle dans les prochains jours».

A Kinshasa, l’ex-Apareco Marcel Makolo Kotambola – un pitoyable mercenaire politique prêt à embrasser la main qu’il mordait jadis – a été recruté par le ministre des Médias, Lambert Mende Omalanga. Mission : persifler Moïse Katumbi sur les ondes de la RTNC (Radiotélévision nationale congolaise). «Katumbi a été désavoué, il doit démissionner», répète le « pasteur » Makolo Kotambola. Ce n’est pas la première fois que ce média d’Etat – qui est capté aux quatre coins du pays – est détourné de sa véritable mission de service public consistant à informer, éduquer et divertir. La RTNC est réduite en simple instrument de propagande pour « Joseph Kabila » et les membres de l’oligarchie au pouvoir. L’archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo Pasinya, en sait quelque chose.

Dignitaires katangais en conclave

A Lubumbashi, un conclave des notables du Katanga est convoqué pour le dimanche 4 janvier prochain au Kalubwe Lodge, situé au Quartier Kalubwe. La rencontre sera présidée, dit-on, par «Joseph Kabila». En personne. Aux notables conviés devraient être associés quelques «inconditionnels du kabilisme». Le genre d’individus que le juriste André Mbata Mangu aime qualifier de « tambourinaires ». L’ordre du jour porte sur « la parabole » lancée par Katumbi le mardi 23 décembre à la Place de la Poste. Notons que deux « invités » y assisteront en qualité d’«accusés». Il s’agit de Moïse Katumbi Chapwe et de…Gabriel Kyungu wa Kumwanza, le président de l’Assemblée provinciale du Katanga. « La communication du chef de l’Etat ne sera suivie ni de droit de réponse ni de débat », confie une source locale.

Selon diverses sources, trois scénarios seraient en examen au sein des
«services d’études stratégiques» de la Présidence. Dans le premier cas de figure, des députés provinciaux «motivés financièrement» devraient initier une «motion de défiance» contre « Moïse » et obtenir son éviction de la tête de l’exécutif provincial. Problème : l’homme est plutôt populaire au sein de cet organe délibérant. Mais aussi dans la ville. Dans le second cas, il s’agirait de faire mettre en route une «information judiciaire» contre Katumbi pour « incitation à la haine et propos insurrectionnels ». Et ce pour avoir dit lors de son petit mot que la foule venue l’accueillir paraissait plus importante que celle du Burkina Faso. Troisième et dernier cas de figure consiste à «atteindre Moïse au portefeuille» en l’accusant de «crimes économiques» notamment pour non-paiement du fisc et autres taxes douanières.

Coïncidence ou pas, une «plateforme politique de l’opposition», inconnue jusque-là, dénommée « Participation politique kinoise » (PPK), a créé l’événement le dimanche 28 décembre. Son coordonnateur, Thierry Bongo, dit avoir adressé une lettre à «Joseph Kabila» lui demandant l’organisation d’un
«audit sur la gestion de toutes les provinces du Congo». Selon Bongo, les chefs des exécutifs provinciaux dilapideraient et détourneraient les deniers publics. Faute de contrôle. Cet audit devrait être conduit par le Parlement et la Cour des Comptes. Quelle est la motivation de « PPK » ? Mystère.

Intimidations et menaces 

Depuis qu’une polémique fait rage entre les partisans et les opposants à la révision constitutionnelle, ce ne n’est pas la première fois que « Joseph Kabila » initie des « concertations » entre les dignitaires du Katanga. L’objet a toujours été le même : prendre une position favorable à l’idée d’une révision constitutionnelle.

Réunis le mardi 9 décembre dernier dans la ferme du général François Olenga sur la route de Maluku, les notables de l’ex-Shaba se sont séparés sans parvenir à un consensus. Une seconde retrouvaille eut lieu le lendemain. La réunion s’est achevée par un constat d’échec. Bref, les « Non » étaient supérieurs aux « Oui ». « Les kabilistes y voient la main de Moïse Katumbi alors que les Balubakat reprochent à Joseph Kabila de n’avoir tenu aucune de ses promesses de reconstruction au Nord Katanga », commente un observateur.

Présidée par l’avocat Jean Mbuyu Luyongola, ancien conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, cette rencontre était également l’occasion d’examiner les conséquences du découpage territorial en ce qui concerne le district urbano-rural de Kolwezi. Outre Mbuyu, on notait la présence notamment de Charles Mwando Nsimba et de Gabriel Kyungu wa Kumwanza respectivement 1er vice-président de l’Assemblée nationale et président de l’Assemblée provinciale du Katanga. Sans oublier, l’incontournable « Dada » Jaynet «Kabila». Elle était venue en « éclaireuse ».

Dans les milieux de l’opposition, le scepticisme est de rigueur sur la volonté de l’actuel gouverneur du Katanga de claquer la porte de la « Majorité présidentielle ». «Jean-Claude Muyambo a tenu des propos sans équivoque sur son départ de la mouvance kabiliste, commentait lundi un opposant radical. La parabole lancée par Katumbi ne suffit pas encore pour conclure que l’homme a décidé de traverser la rue pour rejoindre l’opposition… ». N’empêche. « Joseph Kabila » et ses « faucons » prépareraient sérieusement leur « contre-offensive ».

On apprenait que des proches de « Moïse » feraient l’objet d’intimidations voire de menaces physiques proférées par des sicaires d’un régime kabiliste réputé pour sa gâchette facile. Un avocat lushois d’ironiser : « Fort heureusement, Goliath ne gagne pas toujours… ». Affaire à suivre.

Baudouin Amba Wetshi

Congoindependant.com

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Urgent: Quelques dignitaires katangais de la MP demandent à Kabila de partir

Joseph-Kabila-63Nous venons d’apprendre d’une de nos sources à Kolwezi, qu’il y aurait eu une réunion d’un groupe des sages et notables du Katanga et précisément ceux de la région de Kolwezi, qui se seraient réuni ce 25 décembre et, ce groupe vient d’envoyer à Joseph Kabila une demande de quitter le pouvoir pour éviter le pillage et un « Burkina-Faso » au Katanga.

Et par la même occasion, ce même groupe tiendrait aussi à l’informer que, désormais, leurs fils militaires au sein de la garde républicaine ne vont plus assurer sa sécurité et sa protection.

Y’a-t-il frottement de pouvoir à Kinshasa?

Que se passe-t-il réellement à Kinshasa?

Jean-Luc Kienge
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