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Rupture en vue entre Katumbi et Kabila qui militarise le Katanga ? JJ Wondo / DESC WONDO

Rupture en vue entre Katumbi et Kabila qui militarise le Katanga ? JJ Wondo

Kabila et les katangais

Rupture en vue entre Katumbi et Kabila qui militarise le Katanga 

pour le contrôler militairement à défaut du soutien populaire ?

Par Jean-Jacques Wondo  Omanyundu

 

L’événement politique de ce début de l’année a été incontestablement la grande rencontre politique entre le président congolais, Joseph Kabila, et les notabilités katangaises ce lundi 05 janvier à Lubumbashi. Une rencontre qui s’est déroulée dans une atmosphère politique provinciale très mouvementée à la suite du retour fort médiatisé du Gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, après quelques mois d’absence du pays.

Divorce en vue entre Katumbi et Kabila ?

Plusieurs sources médiatiques nationales et internationales ont relayé la rumeur d’empoisonnement de Katumbi pour expliquer son long séjour à l’étranger, notamment en Grande-Bretagne pour y recevoir des soins appropriés. Mais après recoupements, DESC est en mesure de confirmer que Katumbi n’a jamais été empoisonné. Il a profité de son séjour londonien pour un faire un check-up médical complet et soigner ses antécédents médicaux des reins dont il souffre depuis des années.

Cependant, l’histoire de l’empoisonnement procède d’une stratégie de communication penséee avec finess par des agents de communication anglo-américains de Katumbi. Le but était de polariser l’attention et l’actualité politique autour de Katumbi dont les ambitions présidentielles ne sont plus un secret pour personne, du moins dans son entourage direct, nous a fait savoir un de ses proches collaborateurs. Ainsi, un des alibis à avancer pour pousser l’opinion publique à adhérer à la thèse de se rupture avec Kabila était de jouer sur l’émotion et la compassion. En effet, Moise Katumbi et son entourage ont subtilement laissé répandre la rumeur de son empoisonnement en vue d’amener le public à désigner directement Kabila ou son régime comme étant les premiers coupables. Et Moïse a bien réussi son coup de génie communicationnel en emballant dans son marketing politique aussi bien la presse nationale qu’international. Bien plus encore, Katumbi s’est attiré la sympathie de la population congolaise non Katangaise et surtout le soutien de plusieurs têtes leaders des mouvements contestataires et ultra hostiles au régime Kabila de la diaspora congolaise connus sous l’appellation de « combattants – résistants ou patriotes ».

Ainsi, il ne se passe plus une heure, dans les différents fora sociaux ou politiques congolais sans que « Moïse » soit évoqué ici ou là. De la sorte, après ses propos métaphoriques des « trois penalties injustement accordés », faisant à la fois allusion aux victoires électorales frauduleuses de Kabila et de son intention de réviser la constitution, accueillie avec euphorie par la population lushoise, il contraignait « tactiquement » Kabila à sortir du silence pour s’exprimer à son tour de peur de laisser au tribun Katumbi le seul espace médiatique au Katanga et voir son populisme renverser Kabila avant même de livrer la vraie bataille politico (-armée ?) sur le terrain avant 2016.

C’est à ce jeu que Katumbi, fort du soutien du sulfureux président de l’assemblée provinciale du Katanga, l’inoxydable et impétueux provocateur Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, du bâtonnier Jean-Claude Muyambo avec qui il s’est réconcilié en début 2014 et d’autres notables locaux du Katanga (du nord et du sud), a amené le taciturne Kabila dans un terrain (médiatique) où il (Katumbi) est maître.

C’est sur ce fond de stratégie politique de communication miné par plusieurs menaces de sécession du Katanga, que Joseph Kabila, malgré lui, a été obligé de rencontrer les notables du Katanga pour tenter de les faire adhérer à sa cause quasiment perdue d’avance. Plutôt qu’opter un style de communication d’échange à bâtons rompus, comme le faisait jadis Mobutu avec brio, Kabila a opté pour un style pédagogique en s’engouffrant dans un long monologue soporifique, loin des attentes de l’auditoire, malgré le zèle de quelques fanatiques anachroniques.

Pendant près d’une heure, Joseph Kabila s’est adressé en swahili à près d’un millier de personnes. Il a articulé sa communication en trois points: la décentralisation, la situation politique tendue au Katanga et le volet économique.

Pour Joseph Kabila, on ne peut parler que lorsqu’on a des mots plus forts que le silence et aujourd’hui il a donc trouvé ces « mots ». DESC a fait le tour des grands médias nationaux et internationaux ayant pignon sur rue pour recenser ces mots forts, des mots qui devraient faire le buzz de l’actualité à l’instar des « Trois penalties », en sonnant comme des slogans. Malheureusement, il n’en était rien, c’est la désillusion totale et l’homme Kabila, à l’instar de Tshisekedi, communique peut-être plus fort que lorsqu’il se tait. Le fiasco médiatique est patent ; peut-être que parce qu’il n’avait pas à ses côtés Mende ?

En quelques mots, dans son adresse unilatérale aux notables du Katanga qui attendaient un débat, le chef de l’Etat congolais a voulu réaffirmer sa volonté de poursuivre le processus de la décentralisation de la Constitution, en se disant respectueux de la Constitution votée par ceux qui contestent aujourd’hui le même dispositif du découpage territorial visé par la décentralisation. Nous osons croire qu’il ne fera pas preuve d’amnésie en allant jusqu’au bout de sa logique son mandat la Constitution lorsque poindra la fin de son mandat présidentiel en décembre 2016 en ne rien tripatouiller pour se maintenir au pouvoir. Kabila, visant indirectement Gabriel Kyungu sans nommément le citer, a demandé à ceux qui ne sont pas pour le découpage de cesser d’imposer leur volonté sur l’ensemble de la République.

Au sujet de la situation politique qui prévaut au Katanga, Joseph Kabila, voulant prendre de la hauteur, mais en réalité à court d’arguments convaincants, a déclaré qu’en sa qualité du Chef de l’Etat il ne peut pas se mettre à répondre à tous ceux qui s’en prennent à lui. Procéder de cette manière, c’est se rabaisser. On a entendu un président fatigué, embarrassé et à la défensive, synonyme d’une posture prête à encaisser les coups.

Au sujet de ceux qui se demandent sur ce qui va arriver en 2016, Joseph Kabila a rappelé que c’est «une distraction.» Il a un mandat dont il devra rendre compte à la fin. «En 2016, il n’y aura pas d’hécatombe. Il n’y aura rien», a-t-il conclu en faisant des parallélismes avec le passé alors que les contextes sociopolitiques auxquels il se rapporte sont diamétralement à celui d’aujourd’hui. Si en 2006, il a pu s’appuyer de Kamerhe et Mbusa pour lui permettre de faire le raz-de-marée à l’est, il pourra constater que ce n’était plus le cas en 2011. Depuis que Kamerhe et Mbusa se sont opposés à Kabila en 2011, Kabila a totalement perdu les deux Kivu. La seule base ethnique qui lui était alliée politiquement au Kivu dans les zones occupées par le M23 issu du CNDP se retrouve en Ouganda. D’où son forcing à vouloir les ramener à tout prix au Kivu par une loi d’amnistie contre-nature. De même si Kyungu, Muyambo et Katumbi lui ont été salutaires en 2006 et en 2011, à moins d’être atteint d’une cécité politique, les signaux venant du Katanga montrent que Kabila est pratiquement un homme seul, isolé. Pour gagner une bataille (politique), il faut avoir des troupes (population) qui combattent pour toi. D’autre part, si Kabila veut se targuer de ses victoires en 2006 et 2011, c’est parce qu’il avait également une certaine communauté internationale derrière lui pour légitimer ses fraudes électorales. Est-il si rassurant que la donne géopolitique et diplomatique reste inchangé comme en 2006 et 2011 ou c’est vraiment lui qui est réellement un « président distrait », pour paraphraser Hillary Clinton ? Autres temps, autres mœurs et Mobutu dont il devient le clone en a appris à ses dépens, malgré les assurances d’une cour remplie d’une kyrielle de cons-eillers en tout genre pour le rassurer.

Enfin, Kabila a abordé le volet économique en mettant en lumière l’échec de sa gouvernance kleptocratique par le paradoxe du Katanga, une promesse riche mais avec une population vivant dans la misère. Distrait qu’il est, Kabila par ses propos, va conforter Muyambo qui, dans son réquisitoire justifiant les raisons d’empêcher Kabila à briguer un troisième mandat anticonstitutionnel, c’est parce que le Katangais n’ont pas bénéficié le fruit de la croissance économique produite au Katanga principalement. Au fait, Kabila vient par là creuser davantage sa propre tombe.

Indices de rupture entre Katumbi et Kabila – Nervosité du dispositif sécuritaire de Kabila

L’absence très remarquée du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, du président de l’assemblée provinciale, Gabriel Kyungu wa Kumwanza et du bâtonnier Jean-Claude Muyambo est un indice (pas encore une preuve suffisante) qui tend à montrer que Katumbi et Kabila ne seraient pas en bonne odeur de sainteté.

Un étudiant de l’Université de Lubumbashi nous a fait le constat suivant, après avoir recueilli les réactions de ses collègues : « Bonjour mon vieux, quelle honte pour Kabila ,il convoque la réunion avec les katangais mais curieusement il y a eu l’absence du gouverneur moise katumbi, de Kyungu wa Kumwaza et de Muyambo et même l’Eglise catholique l’a boudée, c’est grave, du jamais vu et presque fini pour lui. »

Un autre indice qui pourrait faire croire que Katumbi se détacherait de Kabila est l’information reçue par DESC selon laquelle Katumbi se serait longuement entretenu avec Russell Feingold à Londres dans le courant du mois de novembre 2015. Or l’Envoyé spécial du président américain est connu pour mener une diplomatie active et militante contre toute prolongation de mandat présidentiel de Kabila au-delà de 2016, sous quelque format politique que ce soit. En isolant Kabila pour se rapprocher de Katumbi, les Etats-Unis les oppose et les poussent plus que probablement à une confrontation.

Un autre élément sérieux qui montre que Kabila ne serait plus à l’aise au Katanga où Katumbi se sent chez soi ou presque, est le dispositif sécuritaire impressionnant déployé à Lubumbashi lors de la tenue de cette réunion. Plusieurs sources locales de Lubumbashi ont fait état d’un déploiement d’un dispositif militaire très impressionnant de la Garde républicaine autour du Camp militaire Kimbembe.

Selon une source de la maison militaire du chef de l’Etat congolais, « le déploiement des militaires de la 13 ème brigade infanterie de la GR qui est stationnée au Camp Kimbembe avec une partie de la 11 ème brigade infanterie GR procède d’une alerte rouge décidée par le pré-carré militaire présidentiel. La présence de Kabila à Lubumbashi les a poussés à mettre en œuvre un plan de sécurité de niveau très élevé pour sécuriser et boucler complètement la ville de Lubumbashi et ses environs pendant le séjour du président au Katanga. Ce déploiement est à usage dissuasif. Il y avait de fortes rumeurs insistantes avant la venue de Kabila au Katanga d’une attaque coordonnée de la ville de Lubumbashi qui devrait être menée par des miliciens Bakata-Katanga ralliés à quelques jeunes désœuvrés de l’UNAFEC, le parti de Kyungu, qui selon les informations des services T2 (renseignement de la GR), leur servent d’indicateurs, ainsi que des ex-gendarmes katangais infiltrés au Katanga depuis la Zambie et l’Angola.

Le camp Kimbembe est situé non loin de la ferme présidentielle de Manika à 30 km à l’ouest de lubumbashi. C’est tout-à-fait normal , compte tenu de la menace sécuritaire pesante et évaluée par la GR que le camp Kimbembe deviennent le poste de défense avancée de Manika pour contenir les des éventuels assauts en cas d’attaque. La situation était très tendue et la GR était en préavis zéro».

Cependant, la militarisation de Lubumbashi n’est pas seulement le fait de la présence de Kabila dans la province. Depuis quelques mois, comme renseignés dans plusieurs de nos publications antérieures, on observe une obsession sécuritaire croissante à Lubumbashi . C’est ainsi que DESC a reçu l’information de la livraison de 250 véhicules blindés PVP (petit véhicule protégé) de marque Plasan Sand Cat[1] de fabrication israélienne. Une centaine de ces PVP est entreposée à Kibomango à Kinshasa et le reste au camp GR de Kimbembe. C’est l’entreprise israélienne de sécurité privée BTS[2] (Beni Tal Security) qui les a livrés. Ces véhicules sont arrivés en RDC depuis le mois d’aout 2014. La firme israélienne a également fourni des armes légères comme les mitrailleuses Negev et Tavor ainsi que des pièces de mortiers de 81mm et de 120mm.

Katumbi n’est pas si dangereux que cela selon l’entourage présidentiel

C’est le constat fait par un proche collaborateur de Kabila. Notre contact dit que « Moïse n’est pas si dangereux que ça, vu qu’il est membre d’une ethnie minoritaire (Bemba) dans le Katanga. En plus il ne fait même pas l’unanimité dans la province et ailleurs au Congo ». Pour notre interlocuteur, « Katumbi n’a pas une envergure nationale. D’ailleurs, et depuis qu’il était rentré à Lubumbashi après avoir amusé la galerie avec sa déclaration, le président Kabila ne le prend plus au téléphone, malgré ses appels insistants. Le boss l’a mis en quarantaine pour le moment, le temps qu’ il voie un peu plus clair sur ses intentions réelles ou supposées. Mais s’il prend la folie de s’affronter au président, nous mettrons notre machine (ANR) en action pour arrêter net ses ambitions démesurées comme nous l’avons fait avec un autre du Sud-Kivu qui peine à convaincre l’opposition aujourd’hui. Et nous avons des sales dossiers contre lui pour le couler par la justice ».

Jean-Jacques Wondo Omanyundu (depuis OTTAWA) / Exclusivité DESC.

[1] Plasan Sand Cat est un véhicule blindé à blindage composite conçu par Plasan, en Israël. Il est basé sur le châssis d’un 4×4 civil Ford « F-series », dont l’empattement a été raccourci à 2,84 m (112 in) par des mécaniciens qualifiés de la Ford Motor Company à Louisville (Kentucky), États-Unis. À l’origine conçu comme un potentiel remplaçant des jeep’s israéliennes « AIL Storm » des forces de Tsahal, il a depuis été développé en de nombreuses versions, pesant de 4 à 6 tonnes et pouvant transporter jusqu’à 8 soldats. Ces véhicules blindés sont conçus pour résister aux mines (Mine Resistant Ambush Protected : MRAP) ou aux Engins Explosifs Improvisés (EEI) et aux embuscades. Ces types de véhicules ont utilisés par les Etats-Unis en Irak et en Afghanistan et par l’Israël dans la Bande de Gaza, en Palestine) pour faire face à violence urbaine.

[2] BTS: Beni Tal Security Company was established in 1981 with the aim of providing a complete, fast and professional response to complex issues in a wide spectrum of security-related fields. BTS works to create custom modular solutions to meet client requirements and the specific situations while stri BTS ctly maintaining full confidentiality and client privacy and providing clients with complementary services in the various departments and branches. The company operates three divisions in Israel and an additional branch abroad, and serves clients from the private, public and municipal sectors.

– See more at: http://desc-wondo.org/rupture-en-vue-entre-katumbi-et-kabila-qui-militarise-le-katanga-en-signe-peur-jj-wondo/#sthash.RDHLmdFb.dpuf

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  1. Monte McMurchy #

    Leadership in African States does Matter by Monte McMurchy

    An Epistemological Consideration regarding Leadership in African States with a view to the future mandated in forthcoming Civic Civil Social Elections in Africa 2015 and 2016.

    Political public social civic life in African states, which have generally come under indigenous rule the mid to late decades of the twentieth century, to a high degree contains the imprimatur of earlier forms of civic social organization. When the African colonies were accorded independent statehood unfortunately following intense severe political public animated violence and presented with a constitution based on either the Western Westminster model or European Parliamentary construct, deeper indigenous civic social cultural traits often triumphed formal institutions. Similarity to Western Democratic Parliamentary Rule of Law Process became increasingly difficult to discern. Therefore, African leaders have elected to operate through highly personalized transactional patron-client networks that are usually, but not always based on ethnic and regional groupings. Within these indigenous ethnic social civil networks there are generally ‘Big Men’ who wield disproportionate influence in the exercise of power and tend always to circumvent the formal rules entailed in a robust pluralist system of democratic governance by and for the people. An ongoing persistent problem of African states has been the unfortunate fact that civil boundaries which are a legacy of colonial conquest unfortunately and forcibly brought together indigenous peoples of different ethnic identities and religion who had most little in common. The most challenging salient task of political leadership was to create, to generate and to inspire a sense of national identity. Good institutions are important, but a great deal does depend on the quality and integrity of leadership. If leaders themselves circumvent the institutions for personal private gain and thus undermine their civic civil social political legitimacy including breach of public civic civil social trust, then sound institutional structures may not be enough to contain this breach of civic civil social trust.
    Leadership does matter, but it is visionary and inclusive leadership which the poorest, least able and most divided societies need most urgent, not a ‘Strongman’ or a ‘Big man’. Many of the most economic impoverished countries of the world are among the most ethnically diverse. This compounds the problem of making civic civil social public electoral competition work prescriptively, for there is an atavistic strong tendency for voting [to the extent that the election is reasonably fair free open] to be strictly along the liniments in the promotion of ethnic loyalty. The temptation is to assume that what is needed by this kind of ethnically diverse society in which most of ‘the bottom billion’ of the world’s poor live is a ‘Strongman’. Paul Collier in his book ‘War Guns and Votes: Democracy in Dangerous Places’ advances this counterfactual. Documenting the damage civic internal state sanctioned violence does to the prospects for economic growth, in addition to its devastating immediate effects on people’s lives, Paul Collier concludes that ‘bad as democracy is’ in ethnically diverse failing states inhabited by the world’s poorest people, ‘dictators are even worse’!.

    J'aime

    6 janvier 2015

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