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FFJ lance un ultimatum pour le rétablissement de connexion internet et des SMS sur l’étendue de la RDC

FFJ lance un ultimatum pour le rétablissement de connexion internet et des SMS sur l’étendue de la RDC

Freedom for journalist (FFJ), association de défense de la liberté de la presse et du droit à l’information donne un ultimatum de soixante douze heures au gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) en vue d’obtenir le rétablissement de la connexion intégrale d’internet et des SMS sur l’étendue du pays.

« Pour avoir posé un tel acte qui a l’image d’un suicide collectif, le gouvernement a délibérément violé le droit sacro-saint du public à l’information consacré aussi bien par les prescrits internes, notamment la loi sur la liberté de la presse, la Constitution du pays ainsi que les instruments régionaux et internationaux comme la charte africaine des droits de l’homme et des peuples et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Nous comprenons pourquoi la proposition de loi portant accès à l’information publique déposée au parlement depuis traîne à faire l’objet de débat.

La presse et la population sont une véritable force dont on ne peut délibérément et impunément violer les droits. C’est cette population qui se prendra en charge avec FFJ en tête pour protester au nom de la loi », ont déclaré, samedi 24 janvier 2015, les membres du staff dirigeant de FFJ au terme d’une réunion extraordinaire de l’organisation tenue à Kinshasa.

« L’ultimatum que nous lançons aux dirigeants court jusque mercredi 28 janvier 2015 à 18 heures. Au cas où le gouvernement persisterait à restituer à la population son droit fondamental ainsi violé, FFJ se réserve le droit d’user son droit constitutionnel visant notamment, à appeler les bénéficiaires, actuellement privés de leur droit, à jeter toutes leurs forces dans la rue dans une marche pacifique qui nous conduirait jusqu’à la fenêtre du vice premier ministre en charge des Postes, nouvelles technologies de l’information et de la communication où nous allons tambouriner jusqu’à obtenir gain de cause même si nous savons que la décision d’une telle ampleur dépasse largement les épaules du ministre », lance, au sortir de la réunion, l’un des membres éminents de cette principale organisation de défense de la liberté de la presse et du droit du public à l’information.

Lundi 19 janvier 2015, le gouvernement avait ordonné la coupure du système d’envoi et de réception des courts messages envoyés par voie de téléphone (Sms) et de connexion internet sur l’ensemble du territoire.
Selon des informations rapportées à FFJ, la suspension de ces deux services émane du gouvernement qui a ordonné aux opérateurs du secteur de téléphonie et aux fournisseurs internet d’arrêter leur fourniture pour une durée qui n’a pas été précisée.

Cette décision est intervene à quelques heures de l’organisation d’un mouvement de protestation, par l’opposition politique, contre la modification de la loi électorale qui, aux yeux des opposants, permettrait au président Kabila, fin mandat en 2016, de prolonger son séjour à la tête de l’Etat.

Deux médias avaient vu leur signal interrompu. Le gouvernement leur reprochait d’avoir diffusé la déclaration de l’opposition appelant la population à se diriger vers le siège du parlement en vue d’empêcher le sénat d’adopter, en seconde lecture, loi contestée.

Le signal de Canal Kin Télévision (Cktv), une propriété de Jean-Pierre Bemba, opposant politique au président Kabila et actuellement en détention préventive à la Cour pénale internationale (CPI), a été coupé vendredi 16 janvier 2015 à 21 heures (locale). Le signal de Radio télévision catholique Elikya (RTCE), une chaîne confessionnelle émettant à Kinshasa, a été aussi coupé le même jour pour le même motif. Mais le gestionnaire du centre d’émission, l’opérateur technique de droit italien Téléconsult avait déclaré que la décision de couper le signal émanait de la  » hiérarchie  » sans clairement la nommer.

Actuellement cinq médias sont fermés. Radio Lisanga Télévision (RLTV), Canal Futur Télévision (CFTV), Radio Télévision Jua Lubumbashi, trois médias appartenant aux opposants au régime du président Kabila ont, respectivement, été fermés en 2011 lors des élections générales tandis et fin 2014 pour des « raisons politiques », selon FFJ.

Bureaux
12, avenue Kasongo
Quartier Socimat
Commune de la Gombe
B.P: 730
http://www.ffjpress.cd
Téléphone: 00243 998167713
E-mail : freedomafricapress@gmail.com
Kinshasa-République démocratique du Congo
Kinshasa, 26/01/2015 (La Tempête des Tropiques, via mediacongo.net)

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  1. A reblogué ceci sur Becdecane's Blog.

    J'aime

    29 janvier 2015

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