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COMMUNIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE DU 07/04/2015: TENTATIVE D’EXFILTRATION DU PRESIDENT EUGENE DIOMI NDONGALA DE SA CELLULE VERS UNE DESTINATION INCONNUE

mandat d exfiltration



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COMMUNIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE DU 07/04/2015:

TENTATIVE D’EXFILTRATION DU PRESIDENT EUGENE DIOMI NDONGALA DE SA CELLULE VERS UNE DESTINATION INCONNUE



 

Ce matin, 07/04/2015 à environ 10h00, un groupe de 4 agents se sont présentés devant la porte de la cellule du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala ayant, entre leurs mains, une document sans aucune référence juridique et sans motivation, demandant l’exfiltration de Diomi Ndongala, prétendument vers le Parquet Général.

Il sied de rappeler ce qui suit:

1. Fin septembre 2014, Eugène Diomi Ndongala a introduit une plainte auprès du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies  de Genève, contre la RDC, à cause des montages politico-judiciaires dont il est victime, qui ont abouti à un condamnation politique à 10 ans de prison ferme alors que son droit à la défense ainsi qu’ à un procès équitable  devant son juge naturel n’ ont pas été respectes; même sa « prise à partie » contre les  juges qui ont prononcé, la nuit et en catimini,  sa condamnation nulle et non advenue, pour ne pas avoir respecté ni son droit à la défense ni la correcte composition de la chambre, a été superbement ignorée à ce jour, alors qu’il s’agit d’un grave déni de justice de la part du Président de la Cour Suprême de Justice.

2. A partir du 08/04/2015, le Comité des Droits de l ‘homme de Genève prendra l’affaire en délibéré et curieusement c’est justement la veille de cette date que le régime Kabila essaye soit d’exfiltrer Eugène Diomi Ndongala vers un lieu de détention éloigné de sa famille  – comme il avait déjà menacé de faire – soit  de monter un énième dossier étant convaincu que la plainte contre la RDC aboutira à une condamnation de cette dernière, à cause des graves violations de droit et de procédure qui ont entaché  le procès du leader de l’opposition politique.

3. L’Avocat du Président Eugène Diomi Ndongala, Me Patrick Mutombo, accouru au CPRK pour s’enquérir de la situation, son client étant malade, a fait l’objet d’une brève arrestation, les autorités  lui reprochant d’ avoir assister son client au CPRK..

4. Il sied aussi de rappeler que le Comité des Droits de l’Homme de Genève avait informé formellement le gouvernement de la RDC du dépôt de la plainte de Diomi Ndongala le 08/10/2014, lui demandant, au même moment, de lui envoyer ses moyens de défense dans le délai de 6 mois ainsi que de donner application urgente à des mesures conservatoires concernant l’état de santé dégradé du prisonnier Eugène Diomi Ndongala. Plusieurs rapports médicaux demandant l’hospitalisation dans un lieu de soin approprié, ont été établis sans que le gouvernement de la RDC ne commence à donner application aux mesures conservatoires exigées par le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies et qui sont appuyées par ces mêmes  rapports.

Face à cette situation, la Démocratie Chrétienne dénonce:

–  La tentative suspecte d’exfiltrer le prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, malade, de sa cellule, pour des raisons et une destination qui reste à établir.

Craignant une condamnation internationale de la RDC sur le dossier Diomi Ndongala, le régime Kabila essayerai de charger celui-ci, injustement emprisonné depuis 2 ans, par des nouvelles charges pour le maintenir coute que coute en prison.

– En violation de l’art. 18 de la Constitution et refusant de donner application aux mesures conservatoires exigées par le comité des Droits de l’Homme des Nations Unies, le Président Eugène Diomi Ndongala est toujours privé de soins urgents et nécessaires, surtout après avoir subi un AVC le 28 décembre 2013, et avoir été exfiltré par des militaires des urgences de la clinique Ngaliema, sans avoir subi aucun soins ou bien examen urgents prescrits par les médecins. Il est nécessaire de rappeler que cette exfiltration nocturne avait été effectuée par un commando GR lourdement armé à 22h00 et de manière extrêmement violente, avec des coups et brimades à l’encontre des membres de la famille Diomi Ndongala.

Face à cette inconcevable persécution qui continue, la DC prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur la volonté du régime Kabila de porter atteinte à l’intégrité physique du  symbole vivant de la résistance congolais qui est Eugène Diomi Ndongala.

Vérité et Justice pour le Congo

Marc Mawete,

Porte-Parole adjoint,

DC

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