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#RDC: LA STABILITE DU TAUX D’ECHANGE, A ELLE SEULE, N’EST PAS SYNONYME DE BONNE SANTE GLOBALE D’UNE ECONOMIE – DIALOGUE AU SEIN DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE SUR LA SITUATION ECONOMIQUE DE LA RDC ET LES LEVIERS DE SON DEVELOPPEMENT

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militant dc.jpgTOUSSAINT, CADRE DC: Nous assistons en ce moment à un débat économique entre ceux qui revendiquent des performances économiques et ceux qui les nient:  Keynes aussi était un grand économiste. Les résultats d’une économie se ressentent dans le quotidien. Lorsque le franc congolais perd du terrain, on n’a pas besoin d’être économiste pour le voir? C’est ça les notions élémentaires. Nous ne parlons pas ici en termes macroéconomiques. Les prix des biens de premières nécessites, il suffit d’écouter la ménagère, à défaut de se rendre soi-même au marché. Le désœuvrement des jeunes, les bas-salaires, le désespoir des gens, tout ça ne se mesure pas dans  les bureaux  climatisés des bâtiments officiels.

DIOMI 290419EUGENE DIOMI NDONGALA, PN DC: Keynes fut l’économiste qui inspira Roosevelt en ce qui concerne son programme de « New Deal », pour résorber la crise économique de 1929 qui avait mis l’économie américaine à genoux. Insigne macro-économiste, Keynes proposa une politique de grands travaux publiques pour faire baisser le chômage et accroître le revenu moyen par habitant, selon la formule restée célèbre R=I*k (le revenu national est directement proportionnel à l’Investissement productif). Donc, une politique de grands travaux d’infrastructures publiques a une incidence immédiate sur le revenu moyen par habitant. La DC a toujours promu un « New Deal pour le Congo », dans son programme politique. Il faudra naturellement que la main d’ oeuvre soit congolaise et que les travaux d’ infrastructures (et pas de luxe) soient importants et pas épisodiques. Cela est d’ailleurs en ligne avec les objectif de développement de la RDC qui a énormément besoin de travaux importants d’ infrastructures de base. Keynes est certainement un bon exemple d’une grande référence économique capable d’inspirer le développement de la RDC. https://democratiechretienne.org/le-programme-politique-de-la-democratie-chretienne-lhomme-au-centre-du-plan-economique/

DIOMI 290419EUGENE DIOMI NDONGALA, PN DC : L’autre levier déjà adopté à l’époque de Keynes pour équilibrer l’économie, est celui des opérations de Open Market Policy, OPM, qui consistent à contrôler le taux d’échange modifiant la masse et la vitesse de circulation d’une ou plusieurs devises. Cela incombe à la BCC, même si le marché des devises reste, depuis des années, influencé par des facteurs tiers, consécutifs au phénomène du « cambisme de rue », que aucun régime, depuis Mobutu, n’est arrivé ni à contrôler ni à éliminer. Autre chose est la cessation de tout payement comme instrument de contrôle de la circulation de la monnaie. Cette pratique néfaste, utilisé largement par l’ancien premier ministre Matata, bien que maintien stable le taux de change, a des effets contraires à la politique keynésienne, car elle prive de revenu les travailleurs ( déjà démunis par des bas salaires) et de bénéfices les entreprises, aggravant la crise économique. C’est pour souligner que la stabilité du taux de change n’est qu’un paramètre pour analyser la bonne santé d’une économie. Sans investissement productif ni remémoration des travailleurs, la stabilité du taux d’échange, à elle seule, n’est pas synonyme de stabilité économique et environnement propice aux affaires. La pratique kabiliste de ne pas payer les salaires ou la dette intérieure pour réduire la masse monétaire en circulation est une ruse de maquillage économique qui tue, en réalité, l’économie du pays et ne profite qu’au rentiers du régime.

militant dc.jpgTOUSSAINT, CADRE DC: Nous revenons ainsi aux seuls grands investissements et politique pérenne des grands travaux. Je pense aussi que des mesures existent pour endiguer ce phénomène de cambiste de rue car, non seulement il perturbe les cours de change, mais aussi, il devient un facteur de spéculations sauvages de la part des quelques véreux détenteurs à domicile des masses de billet. Sans compter que plus de 70% de l’activité échappe totalement au fisc. On ne sait pas se mesurer aux grandes économies concurrentes sans savoir se donner les moyens d’une économie en règle avec les préceptes primaires d’une bonne gestion économique. L’absence des structures de mesure comme la bourse (des matières premières, du travail, etc..) sont autant d’handicaps pour notre économie, et nos finances par ailleurs. Le social ne pourrait qu’en pâtir.

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TOUSSAINT, CADRE DC: J’avais pensé à lui en lisant vos propositions pour relancer notre économie. Michel Rocard ne jurait que par ce grand économiste. Il était l’un des meilleurs keynésien du siècle passé.

 

 

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DIOMI 290419EUGENE DIOMI NDONGALA, PN DC:  Je doute que le dirigisme français en matière économique (forte réglementation et taxation) ait permis une application effective des politiques Keynésiennes en France. Surtout à une époque où les revendications syndicales étaient très fortes, au point, aussi, de rendre impossible une crise économique comme celle de 1929 aux Usa, grâce à l’état sociale très forte. Les français du siècle passé, comptaient plus sur la protection de l’état social que sur les politiques d’investissement pour accroître leur revenu. Macron est en train de « déboulonner » l’état social (welfare state, selon la définition anglaise) et vous voyez les conséquences avec le phénomène des gilets jeunes. Le modèle de protection sociale complique l’équation keynésienne typique d’un système économique capitaliste pur, comme celui américain, qui est, après tout, plus proche de celui congolais, vu l’absence , en RDC, de parapluies sociaux pour les citoyens, dont le revenu dépend presque 100% du salaire. L’économie sociale n’est qu’une évolution d’une économie saine, productive et libérale.

La RDC n’ y est pas encore, avec un budget public lilliputien qui couvre presque exclusivement les frais de fonctionnement des institutions étatiques, à plus du 65% du budget national. Que reste -t-il pour l’investissement public? Les miettes sont dédiées aux services sociaux. Comme nous soutenons depuis une décennie, il faut un véritable « New Deal » pour le Congo pour lancer enfin son véritable développement.

TIRE DU GROUPE WP DELA DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC, LE 10/05/2019

Vérité et Justice pour le Congo,

Marc Mawete,

Chargé de la communication numérique, 

Démocratie Chrétienne,

DC

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