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AFFAIRE DIOMI NDONGALA :LE DEPUTE OTAGE DU REGIME KABILA. UN CAS FLAGRANT DE JUSTICE INSTRUMENTALISEE AU SERVICE DE L’INTOLERANCE ET DE LA REPRESSION POLITIQUE.

MEMORANDUM

AFFAIRE DIOMI NDONGALA :LE  DEPUTE OTAGE DU REGIME KABILA

UN CAS FLAGRANT DE  JUSTICE INSTRUMENTALISEE AU SERVICE DE L’INTOLERANCE ET DE LA REPRESSION POLITIQUE.

prisonniers politiques2

CHRONOLOGIE DES FAITS

 

26/06/2012 :

Le député National Eugène Diomi Ndongala projette pour le lendemain, le 27/06/2012,  une manifestation de signature de la Charte Constitutive de la plateforme politique Majorité présidentielle Populaire, MPP, qui devra avoir lieu dans la salle de la Cathédrale Notre Dame du Congo à Lingwala. A cet effet, il reçoit des nombreuses délégations de partis et organisations politiques au siège de la Démocratie Chrétienne, DC, sur Avenue Colonel Ebeya 7/b. Il quitte les locaux à environ 17h30, avec le véhicule d’un membre du parti, sa voiture étant en panne.

Le 26/06/2012 à 21h30,  une dizaine de jeeps de policiers avec plus d’une quarantaine d’hommes armés dirigés par le Colonel Kanyama en personne,  descendent nuitamment au siège de la Démocraties Chrétienne. Ils pénètrent dans les locaux de la DC, cassent toutes les portes et s’approprient de tous les documents et biens de valeur qu’ils trouvent  dans les bureaux et dans un chantier en construction dans la même parcelle. Ils ne sont porteurs d’aucun document officiel. Les policiers occuperont les locaux de la Démocratie Chrétienne, sans aucun document de saisi des lieux ou mandat, pendant plus de deux mois. Ils seront délogés après deux mois par des inspecteurs de l’auditorat militaire qui néanmoins ne poursuivront pas les coupables des délits de destruction méchante et vol et encore moins la descente illégale de Kanyama, la nuit,  au siège d’un parti politique de l’opposition, la veille d’une manifestation politique.

27/06/2012 :

Le président de la Démocratie Chrétienne quitte son domicilie à   environ 11h00 pour se rendre à la Cathédrale Notre Dame du Congo. Il est sans garde de corps. Il sera intercepté en cours de route par des éléments des services de sécurité qui prendront le contrôle de son véhicule et l’amèneront dans un lieu non identifié (safe house de l’Anr) où il sera détenus pendant environ 100 jours. Pendant sa détention il sera à trois reprises interrogées sur ses rapports avec Etienne Tshisekedi ainsi que la stratégie envisagée afin de récupérer l’ « imperium » après les élections contestées de novembre 2011.

11/10/2012 :

Le Député Diomi Ndongala est libéré, la nuit, sur la route Avenue de Matadi, à la veille de la tenue à Kinshasa du Sommet de la Francophonie, où les violations des droits de l’homme et des droits civils et politiques par le régime en place s’annoncent déjà au centre des discussions du sommet. Le régime kabila veut manifestement offrir un gage de bonne fois aux organisateurs du sommet en libérant Diomi Ndongala.

13/10/2012 :

Trois militants de la DC sont encore enlevés au siège de la DC sur Avenue Colonel Ebeya par les services de sécurité et détenus au secret pendant un mois dans les locaux de l’Anr (M. HERITIER KAZADI, M. JEAN PAUL MABONDO ET M. JEAN CLAUDE YONGO KASELE).

 

Une fois terminé le sommet de la Francophonie – caractérisé par la dénonciation de l’intolérance politique et le violations des droits de l’homme en RDC – la majorité acquise au Président kabila lance la procédure de levée de l’immunité du député Diomi Ndongala, sur la base d’une accusation montée de toute pièce  de viol que le régime compte exploiter  contre le Député Diomi Ndongala pour le discréditer et  – selon le complot initialement prévu – pour le soumettre à un procès infamant et  expéditif afin de le neutraliser politiquement.

18/10/2012:

Le député Diomi Ndongala doit subir une délicate intervention chirurgicale en urgence, à la suite des séquelles physiques provoquées  par les mauvaises conditions de sa détention au secret. Les agents de l’    Anr se manifesteront continuellement à l’Hôpital, exerçant même des pressions sur les responsables de l’Hôpital de l’Alliance Congolo-Chinoise de Ndjili pour que les soins ne soient pas prêtés à Diomi Ndongala.

La famille Diomi a dû, à plusieurs reprises, alerter la Monusco et les ONG tant nationales qu’internationales des droits de l’homme pour obtenir leur soutien afin que  les soins urgentes soient prêtés à Diomi Ndongala, qui demeurera interné à l’hôpital pendant deux semaines.

Au cours de la  procédure de levée de l’immunité, le parlement décidé d’ignorer la gravité de l’état de santé du député Diomi Ndongala, qui a d’ailleurs subi une délicate intervention chirurgicale just ‘après sa libération.

Egalement, le Parlement décide d’ignorer la demande de l’Union interparlementaire et de la famille Diomi de mettre en place une commission d’enquête pour investiguer sur les responsables de l’enlèvement du député de l’opposition.

A la place, une commission – composée essentiellement de députés de la majorité kabiliste – est mise en place en violation du règlement d’ordre intérieur pour la levée de l’immunité de celui-ci.

Le député Diomi Ndongala, par le biais de ses avocats,  attaque la mise en place  de la commission ad hoc devant la Cour Suprême pour inconstitutionnalité de la procédure ayant abouti à sa mise en place. Le Parlement ignore la saisine et son caractère suspensif de tout acte administratif et judiciaire,  et, illégalement,  lève l’immunité parlementaire le 06/01/2013, malgré  le manque total de crédibilité   et l’absence de preuves pouvant fonder  les accusations fantaisistes portées contre le député Diomi Ndongala.

28/12/2012 :

Le député Diomi Ndongala demande et obtient un laisser-passer d’un jour  pour se rendre à Brazzaville afin de se soumettre à des examens toxicologiques qu’il ne peut pas passer à Kinshasa, faute de laboratoire capable de les effectuer. En effet, des indices d’empoisonnement sont détectés par un médecin congolais sur sa personne.

Il obtient son laisser-passer en présentant officiellement son document d’identité mais au moment d’embarquer pour Brazzaville, il est arrêté par des éléments de l’Anr qui essayent de l’amener de force dans les locaux de l’agence. Face à son refus catégorique et grâce à l’intervention de certains officiels de la Monusco alertés, il sera retenu 4 heures au Beach Ngobila, par M. Kalev, Directeur Général de l’Anr, M. Bisengimana, Inspecteur Général de la Police et M. Beya, Administrateur Général de la DGM. Les trois personnalités – tous hauts responsables des services de sécurité du régime kabila – n’ont aucun document officiel ni pour le détenir ni pour empêcher le déplacement du député Diomi Ndongala mais, dans les faits, ils l’empêchent de voyager. Ils ont séquestré sa carte d’électeur qu’ils détiennent sans aucun motif valable jusqu’ à ce jour.

01/01/2013 :

M.lle Indra Diomi Ndongala (fille de Diomi Ndongala et âgée de 19 ans)  a été interpellées à l’aéroport de Ndjili et ses documents de voyage séquestrés sans aucune raison juste avant son embarquement sur l’avion. Son passeport  et ses billets lui seront remis au dernier moment – après intervention de la Monusco – par un agent de l’Anr.

 

12/01/2013

Les avocats de Diomi Ndongala introduisent une deuxième requête en inconstitutionnalité contre la décision du parlement de lever l’immunité parlementaire, entre autre pour violation du règlement d’ordre intérieur du Parlement et pour violation de plusieurs dispositions de la Constituions en vigueur en RDC.

Depuis la levée de son immunité, le Député Diomi Ndongala n’a été ni convoqué ni interrogé par la justice. Le dossier que le régime voulait utiliser contre lui demeurant vide et incohérent, à ce jour.

 

18/01/2013 :

Le chargé de la Communication et presse de la DC, M.VERDICT  NKOBA MITUNTIA,   ainsi que 3 militants de la MPP (M. STALLONE KATUMBA MUMPOY- M. KATUMBA FRANCOIS – M.ME KABUNGANA MARIE JOSE) sont enlevés nuitamment de leur domicile et conduits  vers une destination inconnue par des agents des services de sécurité. Grace aux  informations obtenues  après la libération du plus âgé parmi eux, ils sont localisés dans les locaux de l’Anr, sans assistance juridique étant privés de visite.

Ils sont tous à leur deuxième mois de détention au secret extra-judiciare, au moment où nous écrivons le présent memorandum.

Depuis sa libération, le député Diomi Ndongala a introduit plusieurs plaintes tant contre les services de sécurité près de l’auditorat militaire ainsi qu’au total 3 citations directes pour accusations dommageables, diffamation, association de malfaiteurs et séquestration contre les personnes manipulées par le régime Kabila pour l’accuser d’un viol imaginaire curieusement au siège de son parti le 26/06/2012. De plus, il a attaqué la fausse identité, le faux lien de famille ainsi que l’âge des personnes qui ont été utilisées par le régime Kabila pour le calomnier  et le neutraliser politiquement.

Des interférences gravissimes sur les juges et les magistrats du Tribunal de Matete  – où les citations directes ont été déposées – ont fait en sorte que depuis octobre 2012, aucune sentence ne soit prononcée et que les personnes visées par les citations directes évitent même de se présenter face aux juges, avec la totale complaisance des ceux-ci. L’épisode le  plus remarquable est celui d’un juge qui, sur le point de lire un jugement par défaut contre les accusés, a reçu un message écrit en pleine audience et a décidé sur le champ de se retirer du procès.

Egalement, il sied de souligner que toutes les plaintes déposées par la famille Diomi pendant la détention de celui-ci, sont restées lettre morte et parmi ces plaintes, il faut évoquer  les plaintes contre le Colonel Kanyama, contre la Police pour le pillage et la destruction méchante du siège de la DC ainsi que celle contre les faux accusateurs de Diomi Ndongala.

Aucune de ces plaintes n’est instruite à ce jour.

 

Le 20/02/2013

 Le Député Diomi Ndongala a écrit au Procureur Général de la République pour protester contre la privation de ces droits civils et politiques. En particulier, il est privé de la liberté de mouvement alors qu’il doit urgemment subir des examens toxicologiques à l’étranger.

L’affaire Diomi Ndongala est un cas gravissime d’intolérance politique contre un dissident et d’instrumentalisation de la justice complétement asservie aux diktats de l’exécutif Kabila.

Photo de couverture

LES PRECEDENTS CAS DE HARCELEMENT POLITIQUE

Il sied aussi de souligner que depuis 2011, le Président de la Démocratie Chrétienne a été déjà victime d’une arrestation et détention abusive, pendant deux mois au Bas Congo, à la suite encore d’un complot ourdi par des agents de la DGM et qu’en juin 2011 les enfants Diomi Ndongala et Diomi Ndongala lui-même ont été menacés de mort par un homme armé au service d’un baron du PPRD, le parti de la mouvance présidentielle. Diomi Ndongala et ses enfants  ont eu la vie sauve grâce à l’intervention du garde de corps de M. Diomi .

En ce moment, tous les responsables de la Démocratie Chrétienne sont suivis par des agents des services de sécurité et le parti n’a jamais été dédommagé pour la destruction de ses locaux ainsi que la séquestration de tous les documents internes du parti.

Amnesty international a déjà dénoncé le harcèlement politico-judiciaire contre le député Diomi Ndongala et lancé un appel sur son cas et l’Union Interparlementaire a adopté des résolutions sur le cas Diomi Ndongala qui ont été complétement ignorées par le parlement congolais, lequel ne reconnait aucun droit au député de l’opposition, qui demeure le seul député congolais à ne pouvoir obtenir un passeport diplomatique et aucune indemnité économique ou assistance même en cas de maladie.

 Assemblée Générale de l’Union Interparlementaire au Canada, novembre 2012: le cas du député Diomi Ndongala fait  l’objet d’une résolution de l’ UIP.

Depuis le mois de  juin 2012, le député Diomi Ndongala a été privé de tous ses droits civils et politiques et sa personne a fait l’objet de gravissimes violations des droits de l’homme. Actuellement, des pressions sont exercée sur lui  – sous forme du chantage d’une épée de Damoclès pointée contre sa tête – afin qu’il renonce à sa liberté d’expression.

Se refusant absolument de se plier à toute forme de chantage politique, sa liberté et sa vie sont menacées, manifestement ne pouvant se prévaloir d’aucune garantie de droit.

 

Fait à Kinshasa, le 27/02/2013

 

Marc Mawete,

Porte-Parole de

la Démocratie Chrétienne,DC

 

 

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4 Commentaires Poster un commentaire
  1. AKM #

    L’homme qui n’a pas d’idéal pour lequel il est pret à mourir n’a pas de raison pour laquelle il peut vivre, me disait mon oncle. Ce qui est vrai en ce qui concerne l’Honorable: sa lutte est juste, patriotique, digne, et meme chretienne.
    Ceux qui comme le vampire de nationalié douteuse à la tete de ce pays et les marionettes tel que Kanyama, petit civil de son état dans un psssé recent pairont le prix le plus fort de leurs actes. Kanyama n’a jamais eu de formation militaire ni policière pour etre capable de comprendre sa mission republicaine de policier, en sus le malheur de ne pas avoir eu une education ni la sagesse necessaire de distinguer le bien du mal. Ce n’est pas avec un ramassis ( eux memes disent « brassage ») d’idiots mentaux que l’on peut batir un Etat digne.
    Je ne cesserai jamais de le dire: l’après Mobutu pendant lequel les assassins apprentis politiciers se sont enfuis pour aller se la couler douce sous d’autres cieux est terminé. Cette fois-ci CHACUN PAYERA l’addition de ses forfaits..

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    2 mars 2013

Rétroliens & Pings

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