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REVISION DE LA CONSTITUTION, INCURIE DIPLOMATIQUE, SECURITAIRE ET ECONOMIQUE: LES CONGOLAIS DOIVENT TROUVER LE COURAGE DE DIRE « NON » POUR PERMETTRE A LA NATION CONGOLAISE DE SURVIVRE /LETTRE DE DIOMI NDONGALA AUX CONGOLAIS

lettre aux congolais

LETTRE N°2

REVISION DE LA CONSTITUTION, INCURIE DIPLOMATIQUE, SECURITAIRE ET ECONOMIQUE: LES CONGOLAIS DOIVENT TROUVER LE COURAGE DE DIRE « NON » POUR PERMETTRE A LA NATION CONGOLAISE DE SURVIVRE

 FREEDIOMI12

J’ai pris habitude d’analyser l’actualité politique à partir des évènements qui, comme des images et des portraits de certaines réalités de notre pays, ont marqué mon esprit. Cette semaine, à partir de ma cellule, mon attention c’est focalisée sur trois évènements dont j’ai eu écho :

  1. Les mini-congres du PPRD, annoncé pour finaliser le projet scélérat de la révision constitutionnelle afin d’ adapter la Loi Fondamentale de la République Démocratique du Congo aux ambitions centralistes et anti-démocratiques de l’actuel « locataire » du Palais de la Nation qui ambitionne d’en devenir le « propriétaire » ;
  2. Le refoulement violent, accompagné d’exécutions extra-judiciaires, pillages et agressions de toutes sortes dont ont été victimes nos compatriotes par nos voisins « congolais » ;
  3. L’affaiblissement extrême de l’Etat de droit en RDC.

A ces problèmes actuels, j’ajouterai la persistance, surtout à Kinshasa, avec le « généralissime Kanyama » alias « Esprit de mort » en première ligne dans ses œuvres, de la volonté politique d’ infantiliser nos compatriotes, en limitant les libertés des congolais par des initiatives malencontreuses où se manifeste toujours le visage de l’Etat Destructeur, l’Etat qui Interdit et Censure et jamais l’Etat qui Aide ou Protège l’exercice des droits civils et politiques des congolais.

Cela trahit une conception « négative » de la force publique et de la fonction essentielle de l’Etat.

L’Etat Léviathan, contre l’Etat des citoyens.

Ouvrons les yeux, chers compatriotes, car les congolais ne sont plus des vrais « citoyens »  chez-eux:

le représentants politiques sont issus d’un processus électoral vicieux qui n’a pas respecté le principe constitutionnel d’une élection démocratique par suffrage direct, libre et transparent. D’ailleurs, les décisions de ces Elus semblent systématiquement orientées contre les intérêts supérieurs du peuple, visant plutôt les intérêts des individus au pouvoir qui exploitent leur majorité mécanique et apprivoisée pour imposer leur volonté, sans aucun vrai dialogue républicain et dans un climat d’affrontement perpétuel avec une opposition politique résignée et systématiquement obligée de quitter l’hémicycle pour se faire, au moins, entendre…

Les congolais sont, depuis 15 ans, privés d’identité citoyenne clairement établie :

ni carte d’identité, ni registre d’Etat civil ne peuvent être évoquée pour établir la citoyenneté des congolais, avec toutes les dérivent qui s’en suivent en termes d’usurpation d’identité et nationalité.

Après l’Angola – pour ne pas parler de l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi – voilà le Congo d’en face se lancer dans la chasse aux congolais. La réaction des prétendues autorités politiques et diplomatiques R.D.congolais est tellement mitigée qu’elle est inaudible…

Le bilan diplomatique, sécuritaire et économique de l’exécutif Kabila est tellement négatif que les congolais s’étonnent, à chaque fois, quand ils entendent certains partenaires de la RDC évoquer des performances économiques ou sécuritaires qu’eux-mêmes n’arrivent pas à apercevoir.

Quand j’entends M.me Mary Robinson vanter le progrès dans l’Application de l’Accord Cadre, dont le volet politique interne n’a même pas un début d’exécution et celui militaire ou sécuritaire est toujours inappliqué, je me dis que peut être l’Analyste Politique et Abbé congolais Jean-Pierre Mbelu a raison quand il nous dit, avec franchise et sans détours, que la RDC est colonisée et les congolais ne sont pas libres chez eux.

Beaucoup de congolais tombent même dans l’erreur d’attribuer à Kabila deux mandats – frauduleusement acquis – alors qu’en réalité il en a consommé déjà trois : avec quel bilan ?

Pas seulement les congolais demeurent les damnés de la terre en occident, faisant l’objet d’expulsions et traitements dégradants mais, maintenant, ces traitements sont adoptés par nos voisins africains, même ceux qui nous sont le plus proches, s’appelant « congolais », comme nous.

A force de plier l’échine face à la violence d’état, aux abus et à la chosification qui nous est imposée depuis 15 ans, nous avons perdu le respect des autres pays africains. Tout le monde connait comment le Congo se fait voler ses richesses sans réagir ; tout le monde sait que les institutions politiques congolaises sont délégitimée et que notre armée n’est pas prête à nous défendre des menaces extérieures. Les services de sécurités sont plus habitués à traquer et extorquer les civils congolais, traquer les opposants pacifiques ou bien les acteurs de la société civile plutôt que les ennemis de la République. Les Prisons sont remplies par les victimes de leur haine aveugle.

En réalité, les congolais sont marginalisées chez-eux : finaliser un hôpital en construction depuis 30 ans – l’Hôpital dit du Cinquantenaire – et confier sa direction administrative et médicale à des ressortissants Indiens anglophones n’est-ce pas une manière de ridiculiser les congolais, qu’il y a 15 ans, exportaient leurs médecins jusqu’en Afrique du Sud?

Et le même phénomène s’affirme un peu partout : la citoyenneté congolaise est moribonde, notre dignité bafouée.

La Constitution qui nous régit actuellement fut le résultat d’un compromis politique majeur, celui de L’Accord Politique de Pretoria, qui établit ses fondations de principe. J’en parle car je suis un des signataires de cet Accord.

Modifier les dispositions intangibles de la Constitution en vigueur n’est-ce pas une tentative de miner les fondations de l’Accord Politique Global qui est reconnu par toutes les forces politiques réunie après la chute de Mobutu ?

Le Congo –Kinshasa aurait-il assisté à la mort de plus de 8.000.000 de ses ressortissants tout simplement pour revenir à la case de départ, avec une dictature à vie en gestation, maquillée et soutenue par les mêmes cerveaux pervertis mobutistes qui avaient entêté le Marechal à ne pas céder à la pleine démocratisation du pays ? Ils sont toujours là, toujours les mêmes, prêts à tout pour ramasser les miettes tombées de la table de leur nouveau patron.

Certes Mobutu, s’il ne nous avait pas assuré  la démocratie, il nous avait assuré, au moins, jusqu’en 1996, la sécurité et le respect de nos voisins.

Maintenant, à nous, peuple congolais, il nous ne reste plus rien :

ni le respect de nos voisin, ni la sécurité et encore moins le développement économique, impossible dans un pays où la patrimonialisation des biens de l’Etat et la corruption sont le règles de base de la gestion économique du pays, des antivaleurs auxquels s’ajoute le manque absolu de sécurité juridique.

C’est comme si le Capitalisme du Désastre avait pris la place du Panafricanisme, partout en Afrique.

Sur le plan économique le pillage s’installe : la Miba a été placé en faillite, la Gecamines est émiettée et aucune entreprise publique ne fait plus de bénéfice depuis des lustres. L’électricité produite à Inga est vendue et les entrées relatives à ces ventes sont partagés entre apparatchiks au pouvoir, alors que 90% des congolais n’ont pas accès à l’électricité et le 10% restant en profite avec « délestage ».

Les « Contrats chinois » ont privé la RDC des mines les plus rentables du Katanga, avec une contrepartie inconnue à ce jour.

Tout est aliéné et, maintenant, ils veulent nous prendre aussi notre dignité : nous sommes devenus les damnés d’une Afrique pervertie et cela ne pourra que s’empirer, vu les velléités de présidence à vie qui animent les esprits de ceux qui sont en train d’anéantir l’Etat Congolais, à cause de leur vision nombriliste de la politique.

Ne permettons pas à ce régime de nous priver de l’espoir du changement qui s’accompagne à l’alternance politique ; luttons pour pouvoir laisser un héritage à nos enfants et aux générations futures.

Je suis sûr que quand le Congolais auront pris conscience qu’ils sont en train de tout perdre – leur terre, leur liberté et leur dignité – alors ils seront prêts à ressembler toutes leurs énergies pour dire : NON.

Non à l’imposture ;

Non à la chosification des congolais,

Non à toute forme de Dictature à vie.

Vérité et Justice pour le Congo,

Eugène Diomi Ndongala,

Prisonnier Politique en RDC

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lire aussi/

LETTRE N°1 D’EUGENE DIOMI NDONGALA AUX CONGOLAIS: « CE QUI TUE EN MASSE LES CONGOLAIS EST LA PEUR » https://democratiechretienne.org/2013/12/19/lettre-n1-deugene-diomi-ndongala-aux-congolais-ce-qui-tue-en-masse-les-congolais-est-la-peur/

 

 

6 Commentaires Poster un commentaire
  1. Aux Congolais et Congolaises,

    Il est temps ou nous devons lever notre front – et defendre notre honneur. Le faire requiert du courage et de la bravoure. Notre patrie est liquefiee par des inciviques que nous avions place a la tete de l’Etat car la peur qui transit en nous, empeche toute action salavatrice pour notre peuple.

    La revolution populaire demeure notre seule gage de liberation et de paix pour un pays, si grand, jadis. La revolution populaire doit exiger le depart de tous les etrangers de notre territoire.

    Il est imperieux que nous soyons serieux si nous voulons redorer le blason terni de notre Congo.

    Je requiers que toute compagnie etrangere qu’elle quelle soit – pour autant qu’elle ne soit pas en faveur de l’interet de notre population commence a plier bagage et deguerpisse. Que le Congolais se retrouve d’abord autour d’un forum et discute serieusement de l’avenir de leur nation apres la desobeissance civile, le revolution populaire que je prone.

    Congolais de Brazzaville, Angolais, et autres – les peres de l’independance n’avaient pas reve d’une Afrique semblable a celle que vous nous offrez desormais – une Afrique sans unite et sans humanisme…c’est avec effroi que je regarde les images de mes freres et soeurs maltraites dans les pays africains…et ailleurs. Il n’y a plus de dignite humaine lorsqu’il s’agit de refouler le Congolais de Kinshasa…Que quelqu’un nous dise le mal que nous Congolais avons commis pour meriter un tel sort d’entre les mains de nos freres Africains?

    Nous exigerons de sortir de toutes les organisations internationales, de prime abord, d’en analyser les accords et voire comment les re-integrer.ulterieurement.

    Pour l’instant, peuple Congolais – je vous invite a l’auto-defense au sein de notre propre pays qui est devenu notre propre prison sans cage.

    Pourquoi lancons des appels a la communaute internationale qui est indifferente au supplice que nous sevissons – N’est-elle pas, la communaute internationale, notre bourreau?

    Elle joue au sapeurs pompiers, des lors que c’est elle qui attise le feu…c’est du sophisme pur et simple…

    Chers compatriotes, je crois que c’est du sophisme pur et simple, fini le temps de l’attentisme similaire a Godot – prenons notre courage a deux mains et liberons-nous de toutes les forces negatives…

    Gisumba- Mavu JB

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    13 avril 2014
  2. akumakongo #

    je suis très étonné que l’ONU ne cherche pas à intervenir à KINSHASA pour obtenir la libération immediate de DIOMI NDONGALA,le Célèbre prisonnier personnel de l’imposteur rwandais Hyppolite KANAMBE qui se fait appeler Joseph KABILA

    J'aime

    13 avril 2014
  3. akumakongo #

    diomi le president RDCONGO

    J'aime

    13 avril 2014
  4. Sebastien Mutoka #

    Tous nos coeurs aussi sont déjà blesser, nous sommes traité comme de chiens partout dans le monde, le nom «congolais» est devenus comme une insulte, à des fois je sens honte de dire que je suis congolais de peur qu’ on ne me déconcidere chez les amis.
    Les travaux confier au congolais est de vendre de l’eau en saches, porteurs, peut ou ne pas être congolais, mais on lui appellera «congolês, langa».

    Donc nous sommes surement déshonoré, par les angolais qui n’ont que 12 ans de paix, 38 ans d’indépendance.

    Je ne dit ceci pour blesser quelqu’un, mais c’est la réalité que nous vivons ici en Angola.

    Tous, nous avons besoin de dire NON!!
    Mais nous avons encore besoin d’un homme comme Patrice Lumumba qui va nous montrer les démarches, eux ils peuvent donné des accusations qui fait l’état de la calomnie contre vous, mais nous, nous serons lá pour vous défendre,et nous serons comme vos avocats.

    Sebastien Mutoka ressortissent congolais en Angola.

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    12 avril 2014

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