« Le processus électoral 2013-2016 en RDC se trouve confronté à de graves impasses, principalement budgétaires et temporelles » a estimé mercredi dans une conférence de presse la plate-forme de la société civile « Agir pour des élections transparentes et apaisées » (AETA). Selon cette organisation, il y a nécessité urgente du consensus des acteurs clés autour d’un calendrier électoral global qui éviterait au pays une crise constitutionnelle et institutionnelle.

Le constat de l’AETA ressort de l’atelier d’analyse technique et du monitoring organisé du 14 au 18 octobre dernier à Kinshasa. Ces assises ont évalué principalement le niveau d’accomplissement des préalables soulevés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le progrès marqués dans la réalisation des opérations prévues par le calendrier électoral partiel, le niveau du respect des dispositions constitutionnelles ainsi que les chances de l’efficacité du processus électoral en termes de crédibilité et des résultats obtenus.

A en croire, le coordonnateur de l’AETA, Jérôme BONSO, la CENI avait formulé 12 exigences pour exécuter les tâches liées à l’organisation des élections mais il n’y a qu’une seule exigence qui a été exécutée partiellement.

« La CENI avait demandé l’argent : 169 millions de dollars votés par l’Assemblée Nationale. Mais le gouvernement n’a décaissé jusqu’aujourd’hui au mois de novembre que 30 millions de dollars. C’est pourquoi nous disons que du point de vue technique ça ne sera pas possible d’organiser les élections », a déclaré Jérôme BONSO.

L’AETA souhaite un consensus franc de partage des objectifs électoraux fondés inconditionnellement sur l’intérêt national. Elle a aussi sollicité l’implication personnelle et ouverte du Président de la République dans l’organisation d’élections crédibles, justes et respectueuses dans le délai constitutionnel.

Président de la Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes (LINELIT), Jerôme BONSO avait alerté, début mai, le secrétaire d’Etat américain, John KERRY de passage à Kinshasa, du peu de crédibilité du fichier électoral et du retard de six mois accusé par le processus électoral.