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LE MEURTRE MASQUE DE KARINE BUISSET: QUAND LE M23/RDF ORCHESTRE SA PROPRE MISE EN SCENE A GOMA

Dans la nuit noire de Goma, le 10 mars 2026, une explosion déchire le silence du quartier Himbi. Karine Buisset, une humanitaire française dévouée à l’UNICEF, s’effondre sous les décombres de sa maison, fauchée avec deux autres innocents. Selon le M23/RDF, une frappe de drone imputée au gouvernement congolais.

Image de la maison de Mme Buisset à Goma, après l’attaque 1

Mais grattez la surface, et la vérité émerge, brutale et accablante : ce n’est pas un bombardement aérien, mais une exécution terrestre froidement calculée par les rebelles du M23/RDF, soutenus par Kigali.

Un crime qui pue la manipulation, où les impacts de balles sur les murs hurlent la mise en scène, et où le vrai bénéficiaire n’est autre que ce groupe armé qui tremble face aux preuves accumulées par sa victime.

Imaginez la scène : un toit effondré, des tôles tordues comme des doigts accusateurs, des fenêtres éclatées. Mais regardez de plus près ces murs blancs criblés de trous irréguliers, ces perforations qui évoquent des rafales de balles plutôt que l’impact dévastateur d’un missile drone. Pas de cratère fumant, pas de dévastation uniforme – juste des marques précises, rapprochées, trahissant une attaque au sol, menée par des hommes armés qui connaissaient leur cible.

Images de la maison de Mme Buisset après l’attaque, 2

Les photos ne mentent pas : ces « impacts de balles » ne correspondent en rien à une frappe aérienne. C’est une opération terrestre, maladroite et précipitée, orchestrée par ceux qui contrôlent Goma depuis janvier 2025 – l’Alliance Fleuve Congo (AFC)/M23/RDF -ce mouvement rebelle financé et armé par le Rwanda.

Pourquoi le M23/RDF ?

Parce que ce crime leur profite à tous les niveaux. Karine Buisset n’était pas une simple employée humanitaire. Spécialisée dans la protection des enfants, elle documentait inlassablement les horreurs commises par les rebelles : massacres de civils, viols systématiques, destructions d’écoles – des preuves accablantes qui menaçaient de les traîner devant la Cour Pénale Internationale.

En l’éliminant, le M23/RDF efface un témoin gênant, tout en montant une farce grotesque pour accuser Kinshasa.

Qui d’autre que les maîtres de Goma pouvait approcher si près, frapper si précisément, sans alerter personne ?

La logique est implacable : la République Démocratique du Congo n’avait aucun intérêt à assassiner une ressortissante française, partenaire précieux dans une région dévastée par le conflit. Au contraire, cela ne fait que renforcer les appels internationaux contre Kinshasa, un cadeau empoisonné pour le Rwanda et ses proxies du M23/RDF.

« Pour charger les FARDC, l’AFC M23/RDF vient de bombarder nuitamment la maison de Carine Buisset », dénonce un post viral, soulignant comment Kigali, dans sa « quête obsessionnelle d’un KO décisif », franchit toutes les lignes rouges pour transformer une tragédie en arme de propagande.

Le président français Emmanuel Macron a confirmé la mort, appelant au respect du droit humanitaire, mais sans pointer du doigt – pour l’instant.

Cette affaire n’est pas isolée. Dans une où les deux camps s’accusent mutuellement, le M23/RDF excelle dans la désinformation. Goma est un théâtre d’ombres où les civils paient le prix fort. Mais cette fois, la maladresse est flagrante : les choses « ont été mal organisées par les terroristes rwandais du M23/RDF », comme le résument des analystes congolais.

Les leaders rebelles – Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa, Sultani Makenga – prétendent avoir été visés, peut-être même avec Joseph Kabila en ligne de mire, mais pourquoi épargner les vrais chefs pour ne tuer « que » une humanitaire ?

La réponse est claire : parce que c’était elle, la cible réelle.

Il est temps que la communauté internationale ouvre les yeux. Des appels à une enquête indépendante par l’ONU ou la CPI fusent déjà, pour démasquer cette « mise en scène » qui pue la manipulation.

Karine Buisset n’est pas morte en vain ; son sang appelle à la justice. Le M23/RDF, ce monstre hybride de rébellion et de terrorisme, doit répondre de ses actes. Sinon, combien d’autres innocents tomberont dans leur toile de mensonges ?

Eugène DIOMI NDONGALA,

DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC

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