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C64 BAT EN RETRAITE:LE « BOOMERANG JUDICIAIRE » PREDIT PAR EUGENE DIOMI NDONGALA SE REALISE EN DIRECT

Kinshasa, 9 juin 2026 – Moins de 24 heures avant la date annoncée pour le dépôt d’une plainte prétendue « historique » contre le Président Félix Tshisekedi, la Coalition Article 64 (C64) a publié un communiqué officiel qui sonne comme un aveu de faiblesse. Intitulé sobrement « Communiqué d’étape », le document daté du 8 juin 2026 annonce le différé « sine die » du dépôt de plainte initialement prévu pour le 9 juin.

Officiellement, il s’agit d’« intégrer de nouveaux éléments juridiques et factuels » et des « pièces supplémentaires récemment recueillies ». En réalité, il s’agit d’un retour en arrière pur et simple, exactement comme l’avait anticipé Eugène Diomi Ndongala dès le 4 juin.

Le texte, signé par les principaux leaders de la coalition – Martin Fayulu (ECIDé), Jean-Marc Kabund (

A.Ch

), Moïse Katumbi (ENSEMBLE), Augustin Matata (LGD) et Delly Sesanga (ENVOL) –, ne fait que confirmer ce que beaucoup avaient déjà compris : l’initiative était juridiquement fantaisiste et politiquement suicidaire.

Ce que disait Eugène Diomi Ndongala le 4 juin.

Dans une analyse tranchante publiée sur le site de la Démocratie Chrétienne et relayée sur son compte X (

@EugeneDiomi

), le président Eugène Diomi Ndongala avait qualifié la démarche de C64 de « cavalière », « sans aucune base juridique » et potentiellement explosive pour ses auteurs. Il soulignait notamment : Aucune juridiction n’est compétente pour recevoir une telle plainte contre le Président en exercice. L’article 166 de la Constitution exige une mise en accusation préalable par le Congrès (Assemblée nationale + Sénat) à la majorité des deux tiers pour toute infraction de haute trahison. Sans cela, parquet et tribunaux n’ont tout simplement pas le droit d’agir.

Le « crime » invoqué n’existe pas dans le droit congolais. La « tentative de coup d’État institutionnel » n’est pas définie. Les articles 195 et 196 du Code pénal exigent des actes concrets et un commencement d’exécution, pas un simple projet de révision constitutionnelle parfaitement prévu par les articles 218 à 220 de la Constitution elle-même.

Risque de poursuites réelles pour les signataires : dénonciation calomnieuse (jusqu’à 5 ans de servitude pénale – art. 76 du Code pénal) et offense au chef de l’État (3 mois à 2 ans de prison – ordonnance-loi n° 300/1963). Diomi Ndongala prédisait même le scénario le plus probable : une contre-plainte du camp présidentiel qui transformerait les « justiciers constitutionnels » en prévenus de droit commun.

Il concluait avec une formule restée célèbre en quelques heures :

« Les coups d’éclat judiciaires sans fondement se retournent parfois en effet boomerang. »

Le communiqué de C64 : une annulation déguiséeLe document officiel de la coalition, accompagné du logo de la carte de la RDC et des signatures manuscrites des cinq leaders, ne contredit en rien l’analyse de Diomi Ndongala.

Au contraire, il la valide par son silence embarrassé. En lieu et place d’une plainte déposée avec tambours et trompettes le 9 juin, on nous sert un vague « report sine die » motivé par de mystérieux « nouveaux éléments » apparus « au cours des derniers jours ».Aucune précision n’est donnée sur ces fameux éléments.

Aucune date de reprise n’est fixée. Aucune stratégie alternative n’est annoncée. C’est, en langage diplomatique, une annulation pure et simple de l’initiative qui, il y a encore quelques jours, devait « défendre l’ordre constitutionnel et l’État de droit ».

Un aveu de manque de sérieux.

Ce revirement brutal intervient moins de cinq jours après la mise en garde publique d’Eugène Diomi Ndongala. Le timing est éloquent. La coalition C64, qui voulait faire un « coup d’éclat juridique » pour rester dans le jeu médiatique après la journée « ville morte/ville vivante » du 3 juin, a visiblement pris conscience du piège qu’elle s’était elle-même tendu.

Au lieu de reconnaître publiquement son erreur stratégique, elle préfère l’habiller d’un communiqué solennel qui tente de sauver la face.

Mais le droit congolais, lui, ne se laisse pas berner par les formules creuses.

Comme l’avait parfaitement anticipé Diomi Ndongala, la démarche cavalière de C64 risquait non seulement de s’effondrer, mais surtout d’exposer ses auteurs à des poursuites bien réelles.

Aujourd’hui, le boomerang a frappé. La coalition recule. Le Président Tshisekedi n’a même pas eu besoin de répondre. Le droit, une fois de plus, a triomphé sur la volonté de théâtraliser le droit.

La RDC mérite une opposition sérieuse, pas des apprentis sorciers qui piétinent les institutions qu’ils prétendent défendre.

Merci à Eugène Diomi Ndongala d’avoir, une fois encore, éclairé le débat avec rigueur et courage.

Le peuple congolais, lui, a compris le message.

Marc Mawete,

Démocratie Chrétienne, DC

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Lire aussi : « LE BOOMERANG JUDICIAIRE DE C64 : ILS CHERCHENT UN COUP D’ECLAT JURIDIQUE, ILS RISQUENT LA PRISON »

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