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REUNION DE KINGAKATI: KABILA S ACCROCHE AU POUVOIR

Manœuvres politiciennes :

Tractations politiques pouvoir/opposition et réunion à Kingakati

 

« Josepk Kabila » en compagnie de l’ex-MLC Olivier Kamitatu Etsu dont le parti est membre de la « MP ». Photo d’archives

Notre article «Vers des chaises musicales entre Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi ?» a provoqué des réactions contrastées. Il semble bien se confirmer que des leaders des partis politiques ayant boudé les travaux des concertations nationales «ont été » approchés par un émissaire de «Joseph Kabila» afin de prendre part à un «dialogue politique». L’émissaire de la majorité politique serait Aubin Minaku. En personne. Celui-ci porte la double casquette de président de l’Assemblée nationale et de secrétaire général de la « Majorité présidentielle» (MP). Au centre des discussions : la formation d’un «gouvernement d’union nationale». Quelle en serait la contrepartie ? Toute la question est là ! Au moment de boucler ces lignes, on apprenait que « Joseph Kabila » a réuni, lundi 25 août, les « bonzes » de la « majorité présidentielle ». Il aurait réaffirmé sa volonté de faire réviser, par référendum l’article 220 de la Constitution. Objectif : briguer un troisième mandat. En attendant, un nouveau gouvernement pourrait être formé avant le 15 septembre prochain.

Sous le titre «RD Congo 2, Kabila cherche alliés», l’hebdomadaire parisien
«Jeune Afrique» n°2798 daté du 24 au 30 août 2014 s’interroge dans un entrefilet (voir rubrique « Confidentiel »), si les « concertations nationales » organisées par «Joseph Kabila», en septembre et octobre 2013, ont «servi à rien». «C’est bien possible», répond le journal qui cite à l’appui deux raisons.
A en croire ce journal, «Joseph» a déjà passé par pertes et profits le
«gouvernement de cohésion nationale» promis dans son discours du 23 octobre 2013 devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès. C’était au lendemain des Concertations nationales. Il «envisage désormais de s’allier à des personnalités» qui n’avaient pas pris part à ces assises.

Jeune Afrique dit se fonder sur les confidences d’un des conseillers du numéro un de la Représentation nationale congolaise. Il semble bien que le locataire du Palais de la nation «a chargé Aubin Minaku (…) de négocier avec plusieurs personnalités qui avaient boycotté les concertations». Négocier quoi ? «Il est question, poursuit Jeune Afrique, de leur proposer des ministères, voire de créer à leur intention un poste de vice-président de la République ». «Il n’est donc pas exclu, conclut ce magazine, de voir Vital Kamerhe ou Martin Fayulu participer au prochain gouvernement (…). Mais cela ne sera pas sans contrepartie.»

Un nouveau gouvernement avant le 15 septembre ?

Au moment de boucler ces lignes, on apprenait que tous les «gros manitous» de la «MP» se sont retrouvés lundi 25 août à la ferme présidentielle de Kingakati autour de «Joseph Kabila». A l’ordre du jour, la question relative à la révision constitutionnelle et la «sortie médiatique intempestive» du MSR (Mouvement social pour le renouveau) dont le président n’est autre que Pierre Lumbi Okongo, conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité.

Selon un participant qui a joint, tard dans la soirée, au téléphone, la rédaction de Congo Indépendant, «Joseph Kabila» aurait réaffirmé sa «détermination» à faire organiser un référendum pour obtenir la révision de l’article 220 de la Constitution lequel l’empêche de briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat. «La position exprimée à ce sujet par le PPRD est celle que j’avais préconisée», aurait-il déclaré fustigeant au passage la prise de position du MSR à ce sujet. Formation politique fondée par feu Guillaume Samba Kaputo, le MSR avait exigé un débat sur la problématique. «Joseph Kabila» aurait qualifié de « félonie » la posture adoptée par ce dernier parti.

Il a, dans la foulée, estimé que les propos tenus par l’Envoyé spécial des Etats Unis pour la Région des Grands lacs, Russ Feingold – invitant l’actuel chef de l’Etat congolais à respecter la Constitution et à ne pas se représenter en 2016 – n’engagaient nullement le département d’Etat américain. « Il s’agit des opinions personnelles d’un petit fonctionnaire américain», a-t-il martelé en soulignant sa résolution à « aller de l’avant ». «On a déjà levé l’option».

Selon notre source, «Joseph Kabila» a confié à l’assistance sa volonté de former un nouveau gouvernement avant la rentrée parlementaire du 15 septembre prochain. «Je me propose de faire appel à des gens courageux près à me suivre», a-t-il lancé.

« Un homme sans parole »

Si toutes ces informations étaient confirmées, « Joseph Kabila » fera sceller sa redoutable réputation d’un « homme sans parole ». Le 23 octobre 2013, il annonçait la formation « bientôt » d’un « gouvernement de cohésion nationale ». « Il comprendra aussi bien des représentants de la majorité que ceux de l’opposition et de la société civile et aura pour missions prioritaires le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’Etat à travers le pays, la consolidation de la cohésion nationale, la poursuite de la reconstruction, l’appui au processus de décentralisation et à l’organisation des élections, et l’amélioration des conditions sociales des populations ». Dix mois après, il n’y a toujours rien sous le soleil.

Dans son message à la Nation le 29 juin dernier à l’occasion de la commémoration du 54è anniversaire de la proclamation de l’indépendance, il dit notamment : « Il y a peu, ont eu lieu les concertations nationales où nous avons pris à nouveau conscience de la primauté de I’intérêt général et convenu, en conséquence, des mesures appropriées pour travailler, à l’unisson, à l’oeuvre de reconstruction nationale ». Et d’ajouter : « Je réaffirme mon engagement d’accélérer la mise en œuvre des recommandations de ces assises, de façon méthodique, mais en évitant toute précipitation ».

Aux collaborateurs qui manifestent de l’impatience, « Joseph Kabila » qui communique généralement par texto donne une réponse invariable : « Subiri! ». Un mot swahili qui veut dit : attendre. L’attentisme a atteint un tel degré au Congo démocratique au point que certains commencent à regretter le rôle de « coordonnateur » joué jadis par « AKM » (Augustin Katumba Mwanke), tué dans un crash aérien en février 2012 à Bukavu.

On espère que les leaders de l’opposition contactés par des émissaires kabilistes résisteront à la tentation du pouvoir pour le pouvoir.

 

 

Baudouin Amba Wetshi

CONGOINDEPENDANT

 

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un commentaire Poster un commentaire
  1. mbonza mavule emmanuel #

    nous souffrons en rdc

    J'aime

    23 octobre 2014

Commentaire :

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