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30 juin 1960 – 30 juin 2018 : 58 ans de souveraineté en RDC sans démocratie / TEMPETE DES TROPIQUES

« les-4-présidents-de-la-rdcSelon les observateurs, Kabila de la transition n’était plus le même que celui qui a été élu en 2006. Il a abandonné la carotte pour la chicote. Réélu en 2011, Kabila ne sait pas quitter son fauteuil sans l’organisation des élections que le peuple congolais attend depuis décembre 2016. La classe politique de l’Opposition lui reproche le même comportement que celui décrié à l’époque du maréchal.

Pas de démocratie, pas de liberté d’expression, l’impunité règne en maître, le pillage des ressources du pays… Des prisonniers politiques et d’opinion inondent des cellules dans le pays. Parmi eux, Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo, Franck Diongo, des combattants de l’Udps, des activistes de mouvements citoyens… »

Des Congolais toujours clochardisés, paupérisés, humiliés, chosifiés, privés de bonnes élections, de soins de santé, de l’éducation, d’eau, d’électricité… le tout, dans un climat d’insécurité

La République démocratique du Congo est souveraine depuis le 30 juin 1960. Une indépendance de façade car, à peine sorti du colonialisme de l’homme blanc, le peuple congolais fait face, depuis, à la dictature de ses propres dirigeants qui accentuent sa misère sans ménage.

Tenez ! Mobutu a torturé son peuple de 1965 à 1997, soit 32 ans durant : arrestations arbitraires, musèlement de la presse, monopartisme, répressions sanglantes, enlèvements, assassinats, instrumentalisation de la justice, dictature cruelle… ont caractérisé son règne.

Mzee Laurent-Désiré Kabila arrive en 1997. Après avoir chassé la dictature, il a lui aussi versé dans la dictature. Le nouvel homme fort a suspendu toutes les activités politiques à travers l’ensemble du territoire national, contraignant ainsi certaines personnalités à l’exil. Mzee n’a régné que quatre ans, avant d’être assassiné le 16 janvier 2001 au Palais de marbre.

Joseph Kabila arrive aussitôt, donne une bonne impression en composant avec les rebelles pour former l’architecture gouvernementale 1+4, à la suite du dialogue intercongolais tenu à Sun City, en Afrique du Sud. But principal, mettre fin à la guerre, instaurer la paix et conduire le peuple congolais aux urnes. Joseph Kabila réussit une transition de trois ans, soit de 2003 à 2006. Il organise les premières élections dites démocratiques, bat Jean-Pierre Bemba au second tour de la présidentielle, et décroche un mandat de cinq ans.

Selon les observateurs, Kabila de la transition n’était plus le même que celui qui a été élu en 2006. Il a abandonné la carotte pour la chicote. Réélu en 2011, Kabila ne sait pas quitter son fauteuil sans l’organisation des élections que le peuple congolais attend depuis décembre 2016. La classe politique de l’Opposition lui reproche le même comportement que celui décrié à l’époque du maréchal.

Pas de démocratie, pas de liberté d’expression, l’impunité règne en maître, le pillage des ressources du pays… Des prisonniers politiques et d’opinion inondent des cellules dans le pays. Parmi eux, Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo,Diongo, des combattants de l’Udps, des activistes de mouvements citoyens…

Des manifestations politiques pacifiques de l’Opposition sont violemment réprimées. Parmi ceux qui ont payé de leur sang, Rossy Mukendi, mort par balles le 25 février 2018, en pleine marche pacifique du Comité Laïc de Coordination, alors qu’il se retrouvait dans l’enceinte d’une paroisse à Ngaba.
L’armée, la police… au service du chef de l’Etat. Pourtant, elles sont censées être apolitiques. Les services de sécurité se substituent à la justice, gardant leurs victimes pendant des mois dans leurs locaux.

La République démocratique du Congo célèbre le 58ème anniversaire de son indépendance dans une ambiance dominée par le dépôt des candidatures pour les législatives provinciales prévues ce 23 décembre. Des élections dont la transparence est sujette à contestation, surtout de la part de l’Opposition et d’une frange importante de la société civile.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) impose une machine à voter sans consensus, alors que cet outil n’est repris ni dans la loi électorale, ni dans le calendrier du 5 novembre 2017. Cette centrale électorale fonce dans sa démarche suicidaire alors que l’OIF a repéré plus de 7 millions d’enrôlés sans empreintes digitales. Des scrutins auxquels tout le monde ne peut participer, car certains acteurs sont en exil, d’autres dans des prisons, d’autres encore privés de ce droit, parmi lesquels les Congolais de la diaspora.

58 ans d’indépendance alors que le fonctionnement du pays dépend toujours de l’appui extérieur. D’ailleurs, ces mêmes élections connaissent un appui important de la Monusco, notamment en ce qui est du déploiement de certains matériels par hélicoptère, à l’intérieur du pays. La même Monusco sera mise à profit quant à la sécurisation de ce vote.

Les Congolais sont indépendants, mais c’est la communauté internationale qui leur rappelle qu’il est important de respecter la Constitution pour la stabilité de leur pays et de toute la sous-région d’Afrique centrale et de Grands-Lacs.

Par Lefils Matady

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