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Panic à la Kabilie : DIOMI saisit la justice internationale / KONGOTIMES

Panic à la Kabilie : DIOMI saisit la justice internationale

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Eugène DIOMI NDONGALA NZOMAMBU

Le député national Diomi Ndongala, avec l’assistance de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), a déposé en début du week-end une plainte contre la RDC auprès du Comité des droits de l’Homme des Nations unies. Cet opposant reproche au pays la violation des droits fondamentaux lui garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques que la RDC a déjà ratifié.

Diomi Ndongala et l’Acaj ont annexé à cette plainte près de trois cents pièces justifiant l’épuisement de toutes les voies de recours au niveau du pays. Parmi les documents joints à cette plainte, il y a notamment, selon Me Georges Kapiamba, des preuves sur le vice de procédure lors de différentes audiences du procès, sur son enlèvement et son incarcération au secret, sur le déni de soins de santé, sur la non-prise de compte de différents recours et appels interjetés, etc. « Les différentes plaintes adressées aux autorités judiciaires compétentes, contre inconnus, pour enlèvement et détention au secret n’ont jamais été instruites.

Le 27 décembre 2013, il fut brutalement arraché de son lit d’hospitalisation de la clinique Ngaliema par des hommes en uniforme de la police et retourné dans sa cellule de la prison de Makala alors qu’il venait d’y être admis, en urgence, pour des examens et soins médicaux de suite d’un accident vasculaire cérébrale. Les appels à sa libération, à une enquête indépendante et au respect de son droit aux soins médicaux appropriés, lancés par plusieurs organisations gouvernementales internationales ainsi que des ONG des droits de l’Homme furent ignorés par les autorités congolaises », a soutenu le président de l’Acaj, justifiant cette saisine du Comité des droits de l’Homme de l’ONU.

Pour ce juriste, en effet, « c’est une plainte importante par rapport à la période que le pays est en train de traverser au cours de laquelle il y a des contestations politiques et la tentative de la révision constitutionnelle ». À en croire le président de l’Acaj qui pense que cette action ainsi que la décision du Comité des droits de l’Homme devront également jouer un rôle pédagogique, si les Nations unies ne prennent pas leur responsabilité pour rappeler la RDC à l’ordre, on assistera, d’ici l’année prochaine, « à la condamnation des opposants à de lourdes peines de prison ».

Conférence de presse

 

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