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Articles de la catégorie ‘CANDIDAT ANCIEN PRESIDENT MANDCHOU’

L’ ANCIEN PRESIDENT MANDCHOU, JOSEPH KABILA, RENOUVELLE SES MENACES : UN BLUFF CALCULE POUR MAINTENIR LA TENSION

Trois jours après son allocution du 9 octobre 2026, l’ancien chef de l’État, condamné à mort pour trahison et sanctionné pour ses liens avec l’AFC/M23, n’a encore rien livré sur le contenu de ses menaces contre la république. La formule « heures, jours ou semaines » qu’il a utilisé dans son dernier discours, reste suspendue, comme une épée de Damoclès verbale. Elle s’inscrit dans un pattern déjà éprouvé.

Analysons ici ses menaces.

Depuis un lieu tenu secret (selon certaines sources « Nairobi »), Joseph Kabila a repris la parole pour déclarer que le Congo est « en péril » et que « ne pas agir, c’est être complice ». Il a promis de partager, « dans les heures, jours ou semaines à venir », sa conviction sur ce qu’il faut entreprendre ensemble pour « sauver le pays ».

Trois jours plus tard, le silence demeure. Aucune suite concrète n’a été dévoilée, et le discours ne consacre pas un mot à « Sauvons la RDC », la plateforme qu’il avait lui-même lancée et qui, hors de quelques communiqués purement théâtraux, n’a jamais produit le moindre impact réel — au point d’être déjà oubliée, y compris par son fondateur.

Rien de cela n’est fortuit : c’est précisément le cœur de la manœuvre et de la menace contre la République.

La menace n’est pas ouvertement une promesse d’action militaire immédiate.

C’est un bluff de positionnement, une tension entretenue à dessein.

Dans un pays où les délais s’étirent et où les médiations se multiplient, cette imprécision volontaire permet de garder l’initiative sans se compromettre. Elle force le pouvoir et les facilitateurs de l’Union africaine à le prendre en compte, mobilise ses réseaux et entretient l’idée qu’une alternative existe. Selon certaines de ses fidèles exilés oubliés, il s’agirait du « dernier avertissement » suivi d’actions « probablement irréversibles ».

Du côté de Kinshasa, on y lit surtout la tentative d’un condamné de se réimposer dans le récit national.

Cette posture s’inscrit parfaitement dans le personnage du « président Mandchou ».

L’expression renvoie au Manchurian Candidate, cette figure littéraire et cinématographique qui est entrée dans la politique, d’un homme qui se présente comme un recours patriotique tout en agissant, de fait, au service d’intérêts étrangers.

Cette définition lui colle comme un gant !

Condamné à mort par contumace en septembre 2025 pour trahison et participation à un mouvement insurrectionnel lié à l’AFC/M23, sanctionné par les États-Unis en avril 2026 pour soutien à la même rébellion, Joseph Kabila fait l’objet de rapports du Groupe d’experts de l’ONU qui documentent ses visites en zones contrôlées par le mouvement et des discussions sur un éventuel rôle de premier plan. Paul Kagame lui-même a reconnu des liens, en les définissant comme « associé » du M23.

Comme J’ai précisé le jour même du discours, dans mon analyse : « Le plus grave, ce n’est pas ce qu’il a dit, c’est ce qu’il a tu. […] Pourtant, pas un mot n’est sorti de sa bouche contre l’AFC/M23. Pas un mot non plus contre le Rwanda, dont la présence militaire sur notre sol est documentée par les experts des Nations unies. […] Celui qui ne voit les crimes que d’un seul camp n’est pas un arbitre : il a déjà choisi son camp, et d’ailleurs c’est Kagame lui-même qui l’a défini comme “associé du AFC/M23”. […] Joseph Kabila a choisi le silence. Pour un ancien commandant suprême des armées, ce silence est un aveu de complicité. » J’avais ajouté que la promesse d’annonces « dans les heures, jours et semaines à venir » n’était « pas un plan de « sauvetage », mais plutôt « une menace enveloppée de faux patriotisme ».

ANALYSONS CETTE ÉNIÈME MENACE DE KABILA CONTRE LA RÉPUBLIQUE.

Le même schéma était déjà à l’œuvre le 23 mai 2025, au lendemain de la levée de son immunité parlementaire. Kabila avait alors déclaré que « le Congo est gravement malade, et son pronostic vital est engagé », et que continuer à se taire l’aurait rendu « poursuivable devant le tribunal de l’histoire pour non-assistance à plus de 100 millions de compatriotes en danger ». Il avait présenté un « pacte citoyen » en 12 points pour « tirer le pays du gouffre » et, surtout, annoncé son intention de se rendre à Goma « dans les prochains jours » — ce qu’il a fait, en territoire contrôlé par l’AFC/M23. En octobre 2025, depuis Nairobi, il lançait le mouvement « Sauvons le Congo » pour rassembler l’opposition à la « dictature » de Tshisekedi, ce qui s’est limité – dans le fait – à un petit nombre d’exilés producteurs de « communiqués », que lui-même n’évoque même plus…

Chaque fois, le diagnostic alarmiste, l’appel au sursaut et la promesse d’action imminente servent le même objectif : entretenir la tension et se maintenir dans le jeu.

DE IVAN LE TERRIBLE A VLAD III L’EMPALEUR : JOUONS, NOUS AUSSI, AU JEU DE LA CARICATURE HISTORIQUE.

Si l’on veut jouer au jeu de la caricature et des parallèles historiques que Kabila lui-même ouvre en comparant Félix Tshisekedi à Ivan le Terrible, la référence la plus chargée et la plus précise s’applique alors à l’ancien président lui-même : Vlad III l’Empaleur, mieux connu sous le nom de Dracula. Prince de Valachie, Vlad a bâti sa légende noire sur la terreur calculée, l’empalement de ses adversaires et une défense du territoire qui se confondait avec la monstruosité. Appliquée à Kabila, la comparaison souligne le contraste entre le discours de « salut national » et le bilan d’un règne marqué par les répressions, les glissements constitutionnels, les fosses communes, l’intégration de rebelles dans l’armée et, aujourd’hui, le silence assourdissant face à une rébellion dont les liens avec lui sont documentés.

En choisissant Ivan pour viser Tshisekedi, le Président Mandchou dilue la charge et évite un miroir plus dérangeant, tout en caricaturant son discours et son analyse.

Au fond, ce que révèlent ces sorties successives, ce sont surtout les limites d’un personnage qui n’arrive plus à exister autrement que par des discours extrémistes et menaçants contre la République.

L’ancien Président Mandchou, toujours sous influence et condamné pour trahison, ne dispose plus d’autre levier que la parole radicale et le bluff de tension permanente.

Chaque allocution sert moins à proposer une sortie de crise qu’à se maintenir dans le jeu, au détriment des intérêts concrets de la République démocratique du Congo.

Réduit à cette rhétorique de péril et d’ultimatum vague, il incarne moins un recours qu’un facteur d’instabilité supplémentaire, dont le silence sur l’agresseur et les liens documentés avec la rébellion de proxy font de lui la représentation parfaite d’un candidat ou ancien Président Mandchou.

Eugène Diomi Ndongala,

Démocratie Chrétienne, DC

Les Patriotes, Lp