Aller au contenu principal

JOSEPH OLENGHANKOY: « LES RESOLUTIONS DES CONCERTATIONS NE SONT PAS RESPECTEES: DIOMI NDONGALA N’ A PAS ETE LIBERE CONFORMEMENT AUX RESOLUTIONS DES CONCERTATIONS NATIONALES »

  

Joseph Olenghankoy se désengage des résolutions des concertations nationales

  • RAPPORT CONCERTATIONS PRISONNIERS POLITIQUES A LIBERER

Dans une correspondance adressée à Joseph Kabila

Joseph Olenghankoy, Président national des Forces novatrices pour l’Union et la solidarité Fonus en sigle, tape du poing sur la table.

Dans une correspondance datée du 05 janvier 2015 adressée au Président de la République avec copies pour informations au Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku et au Président du Sénat Léon Kengo wa Dondo, tous Co-présidents du Comité de suivi des résolutions des concertations nationales, l’enfant terrible des Fonus n’a pas mâché les mots.

Il dit toute sa déception quant à la manière dont les résolutions des assises du mois de septembre 2014 sont mises en œuvres.

Pour tout dire, Joseph Olenghankoy est déçu. Alors que ces assises étaient porteuses d’espoir. D’autant que la mission première était d’écrire ensemble une nouvelle page de l’histoire de la RDC déchirée par des guerres d’agression, des rébellions sans nom, un pays où l’insécurité généralisée bat le plein, engendrant du coup, un mécontentement de l’ensemble du peuple avec comme corolaire la violence tant verbale que physique.

Pour les Fonus de Joseph Olenghankoy, les concertations nationales ont accouché d’une souris. Et pourtant l’une des résolutions prévoit la libération de l’Archbishop Kutino Fernando ainsi que son évacuation à l’étranger pour des soins appropriés.

 

Il en est de même de la libération réclamée du Député Diomi Ndongala et le suivi du dossier du sénateur J. Pierre Bemba ainsi que des autres compatriotes se trouvant dans la même situation, du moins en ce qui concerne les membres de l’Opposition politique. Kutino a été libéré certes mais se trouve dans un état grabataire constatent les Fonus. Malade, Diomi croupit encore en prison. Même son de cloche pour Jean Pierre Bemba et autres abandonnés à leur triste sort.

 

A propos de la mise en place du Conseil économiques et social, Joseph Olenghankoy soutient que des noms des membres ont été avancés dans l’opacité totale. Les membres sont issus de la majorité présidentielle et du parti UFC de Léon Kengo wa Dondo, déplore Joseph Olenghankoy.

Il en est de même pour la composition du gouvernement de cohésion nationale dont des animateurs ont été tirés des deux partis politiques de l’Opposition, le MLC et l’UFC alors que l’opposition compte plusieurs centaines des partis politiques.

Inutile de dire que dans ce gouvernement, la majorité s’est tapée la part du lion, ajoute Olenghankoy justifiant qu’on parle de la cohésion de la majorité présidentielle. La Cour constitutionnelle ne fait pas exception. Sauf ceux de l’UFC de Kengo wa Dondo, tous les magistrats issus des partis politiques de l’Opposition ont été sciemment exclus dans la nomination des membres de cet organe judiciaire.

Le président des Fonus accuse, en définitive, les co-présidents du Comité de suivi de violer les conventions dans le suivi et l’application inadéquats des résolutions des concertations nationales dans l’unique but affirme-t-il de satisfaire leurs intérêts égoïstes au préjudice de ceux de toute la population congolaise qui, jusqu’à ce jour souffre des promesses toujours non tenues dont la quintessence demeure la nomination des copines par les uns et des gendres par des autres.

Joseph Olenghankoy a en plus vitupéré l’absence d’éthique qui s’observe aussi bien chez les jeunes que les vieux politiciens. La résurgence du mobutisme sans Mobutu inquiète au plus haut point le leader des Fonus.

Une autre tare dénoncée a pour nom l’injustice. La grande injustice aujourd’hui se situe entre ceux qui subissent leur vie (travail harassant contre un salaire de misère, un chômage jamais connu dans l’histoire de la RDC, des logements inexistants, une école pour les enfants qu’on ne peut payer etc.) et ceux qui ont les moyens de leur liberté. Selon le leader des Fonus, les congolais sont révoltés par toutes ces injustices, et ces inégalités qui se creusent chaque jour davantage entre les nouveaux riches et les pauvres.

Fort de ce constant, Olenghankoy se désolidarise de l’application des résolutions des concertations nationales qui, selon lui, foulent aux pieds l’intérêt général dans la manière dont elles sont mises en œuvre.

Par J.P. Mayela

 

Publicités
Aucun commentaire pour le moment

Commentaire :

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :