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COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA DC: LE REGIME KABILA A PEUR DE LA LIBERATION DE SON OTAGE POLITIQUE, L’HON. EUGENE DIOMI NDONGALA

diomi drapeau 3Eugène Diomi Ndongala est président du parti Démocratie Chrétienne (DC). Allié d’Etienne Tshisekedi, il avait été la cheville ouvrière des protestations contre les fraudes massives qui avaient rendu « non crédibles » les résultats des élections présidentielle et législative de novembre 2011. (1)

Elu massivement à Kinshasa Député nationale en 2012, décida de boycotter sa participation à l’Assemblée National car les fraudes électorale massives avaient complètement chambardé les vrais équilibres entre majorité et opposition, au point de faire de la chambre basse du parlement une  caisse de résonance du régime Kabila.

L’Honorable Eugène Diomi Ndongala, Président du Parti Démocratie Chrétienne, DC, a été condamné à 10 ans de prison pour une affaire de mœurs, sans preuves, sans la tenue d’un véritable procès valable et sans droit de recours, sur la base d’un montage visant sa neutralisation politique.

Selon l’Union Interparlementaire, UIP, qui est saisie de son cas depuis 2012 par des nombreuses résolutions adoptées par  ses organes chargés de a défense des droits des parlementaires,

« l’ Hon. Eugène Diomi Ndongala est victime d’un harcèlement politico-judiciaire violent est de longue date » (2).

Jugeant sa condamnation politique, par l’ entremise de ses avocats il avait saisi, depuis le 22 septembre 2014, le Comité des droits de l’Homme des Nations Unies à Genève, en Suisse, en portant plainte contre la RDC. Vingt six mois après l’introduction de la requête par l’avocat de Diomi Ndongala auprès de ce Comité, ce dernier a rendu sa décision en novembre 2016,  condamnant la République Démocratique du Congo dans cette affaire (3). Il attend l’exécution par la RDC de l’intégralité de la décision du CDH/ONU.

Cette décision du Comité des droits de l’homme contre la RDC est la preuve que le procès de l’opposant  Diomi Ndongala était éminemment politique et que les accusations à sa charge étaient fantaisistes et politiquement orientées.

« Il fallait, à tout prix, lui régler des comptes pour avoir réclamé la vérité des urnes, lors des élections de 2011, il a refusé de siéger à l’Assemblée nationale, estimant que ces élections étaient truffées d’énormes irrégularités », a expliqué un défenseur des droits de l’homme qui a suivi de près son cas.

Cette condamnation de l’ Onu contre la RDC, à l’échelle internationale, est aussi une «preuve que les magistrats congolais n ‘ont pas été  indépendants».

Il sied aussi de souligner que le président de la DC, l’Honorable Eugène Diomi Ndongala, est aussi cité nommément parmi les prisonniers politiques emblématiques bénéficiaires des mesures de décrispation politique à la suite de la signature de l’Accord Politique de la Saint Sylvestre, conformément à son chapitre 5 (4).  

En quête de justice, l’Hon. Eugène Diomi Ndongala,  a saisi le 01 février 2018 la Cour Constitutionnelle (5), en tant qu’organe de régulation de la vie politique, du fonctionnement des instituions, ex art.150 de la Constitution, et de garante du respect des droits fondamentaux des citoyens congolais.

L’objet de la demande vise à s’entendre déclarer inconstitutionnel le comportement du Gouvernement consistant à faire détenir le requérant en prison malgré la décision du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies, rendue sous 2465/2014 en date 04/11/2016 demandant sa libération immédiate.

Il faut ajouter que la Commission Nationale des Droits de l’Homme de la RDC, CNDH-RDC, une institution d’appui à la démocratie crée par la loi organique 013/011 de 2013, s’est déjà prononcée pour l’application immédiate de la décision du CDH/ONU, jugée contraignante pour la RDC, suggérant aussi au gouvernement la procédure à adopter pour la mettre en application (6).

En plus de  la violation de l’art 215 de la Constitution, qui reconnait la supériorité des traités signés par RDC sur la loi interne, l’Hon. Eugène Diomi Ndongala demande à l’Cour Constitutionnelle déclarer recevable sa requête, constatant que le comportement du gouvernement congolais viole les arts. 17, 16, 61 point 2 et 12 de la Constitution de la  RDC, déclarant, par voie de conséquence que la détention de l’Hon. Eugène Diomi Ndongala anticonstitutionnelle et ordonner au Gouvernement de la RDC de prendre toutes mesures devant conduire à la libération du requérant.

LIBEREZ EUGENE DIOMI NDONGALA ET IL SERA  JUSTICE!

Le porte-parole de la DC,

Marc Mawete

(1) RDC: Eugène Diomi saisit la Cour constitutionnelle /LA LIBRE AFRIQUE -MARIE-FRANCE CROS
(2) L’UNION INTERPARLEMENTAIRE (UIP) DEMANDE, ENCORE UNE FOIS, LA LIBERATION IMMEDIATE DE L’HON. EUGENE DIOMI NDONGALA, A LA 137ème SESSION DE L’ASSEMBLEE TENUE A SAINT PETERSBOURG  https://democratiechretienne.org/2017/11/03/lunion-interparlementaire-uip-demande-encore-une-fois-la-liberation-immediate-de-lhon-eugene-diomi-ndongala-a-la-137eme-session-de-lassemblee-tenue-a-saint-petersbourg-le-18-octobre-2017/
(3) EUGENE DIOMI NDONGALA VS REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO: LA RDC CONDAMNEE PAR L’ONU – TOUS LES DOCUMENTS OFFICIELS DE LA PROCEDURE JURIDICTIONNELLE EXIGEANT LA LIBERATION IMMEDIATE DE L’HON. DIOMI
https://democratiechretienne.org/eugene-diomi-ndongala-vs-republique-democratique-du-congo-la-rdc-condamnee-par-lonu-tous-les-documents-officiels-de-la-procedure-juridictionnelle/
(4) 7 ème Rapport élaboré conjointement par le Groupe de Travail composé de ACIDH, du CEGO, du CREEDA, de I-AICGD et du RRSSJ.
http://www.rrssjrdc.org/wp-content/uploads/2018/02/VERSION-FINALE-Accord-de-la-Saint-Sylvestre-un-an-apr%C3%A8s-Septi%C3%A8me-rapport-du-Groupe-de-Travail.pdf
(5) L’ HON. EUGENE DIOMI NDONGALA SAISIT LA COUR CONSTITUTIONNELLE PAR UNE REQUÊTE EN INCONSTITUTIONNALITÉ DU COMPORTEMENT DU GOUVERNEMENT CONSISTANT A LE DETENIR EN PRISON, EN VIOLATION DE LA DÉCISION DU COMITÉ DES DROITS DE L’HOMME DES NATIONS UNIES N° 2465/2014 ET DES ARTS. 12-16-17-61 DE LA CONSTITUTION le 12 février 2018
(6) LA COMMISSION NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME (CNDH-RDC), INSTITUTION D’APPUI A LA DEMOCRATIE EX LOI ORGANIQUE N°13/011 DU 2013, EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE D’EUGENE DIOMI NDONGALA, CONFORMEMENT AU JUGEMENT N° 2465/2014 DU COMITE DES DROITS DE L’HOMME DES NATIONS UNIES
https://democratiechretienne.org/2017/09/22/la-commission-nationale-des-droits-de-lhomme-cndh-institution-dappui-a-la-democratie-ex-loi-13011-du-21032013-exige-la-liberation-immediate-deugene-diomi-ndongala-conformement-a-la-decis/
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