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DIALOGUE: SWAN A POSE LES CONDITIONS QUE LA « PYRAMIDE INVERSEE » DE DIOMI AVAIT DEJA PREVUES

Devant le Conseil de sécurité, James Swan a dit, le 29/09/2026, ce qu’un dialogue national doit – selon lui- être pour être crédible. Ses exigences recoupent, presque terme à terme, la feuille de route publiée trois semaines plus tôt, le 08/09/2026.

Ce n’est pas une coïncidence : c’est le signe que le diagnostic était juste.

Le 29 septembre, James Swan n’a pas inventé un dialogue. Il en a décrit les conditions de survie.

Ce que James Swan a dit

Devant le Conseil de sécurité, le Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MONUSCO a d’abord posé un constat. À côté de la crise sécuritaire et humanitaire, des divergences politiques persistent sur la gouvernance et les réformes institutionnelles. Un large consensus se dégage pourtant sur la nécessité d’un dialogue national, et il a salué l’annonce faite en août par le président Tshisekedi.

Puis il a fixé le cahier des charges. Il veut un dialogue inclusif, ouvert à une large participation. Il veut des facilitateurs qui ont la confiance de l’ensemble des parties prenantes. Il veut un ordre du jour capable de traiter en profondeur les priorités nationales les plus urgentes. Il demande aux acteurs de s’engager de bonne foi et de privilégier le dialogue pour surmonter leurs divergences. Il appelle enfin les autorités et les Congolais à préserver l’espace civique, à garantir les libertés fondamentales et à faire preuve de retenue.

Six exigences. Aucune n’est nouvelle pour qui a lu la feuille de route du 8 septembre.

Ce que la pyramide inversée avait déjà écrit

Le 8 septembre, la feuille de route du Dialogue de Diomi Ndongala « Donner vie à la pyramide inversée du Dialogue national », prenait la doctrine du 27 août pour ce qu’elle est : un point de départ, pas un aboutissement. Ses principes étaient clairs. Le dialogue ne part pas de Kinshasa, il y aboutit. Il ne partage pas le pouvoir, il consolide l’État. Il n’ouvre pas la table aux armes, puisque Doha et Washington traitent la question militaire. Il refuse l’amnistie générale des crimes imprescriptibles. Il produit, en trois mois au plus, un Pacte national et une matrice d’exécution.

Et surtout, il a une machine.

Cinq étages : territoires et communes, forums provinciaux, synthèse nationale, assises de Kinshasa, suivi.

Chaque étage produit un document public, signé, contradictoire, que l’étage supérieur n’a pas le droit de réécrire.

Trois fonctions restent séparées : le comité d’organisation tient la salle, non le stylo ; la commission préparatoire tient la méthode et la représentation ; le sceau présidentiel convoque sans absorber le reste.

Swan décrit le résultat attendu. La pyramide en fixe le mécanisme.

La correspondance, terme à terme, et pourquoi elle n’est pas un hasard

L’inclusivité et la large participation. Swan les demande ; la pyramide les organise en faisant partir le dialogue des territoires et des communes.

La raison est simple : une participation large ne se décrète pas depuis une salle de Kinshasa. Elle se construit par le bas, là où vivent ceux que le dialogue prétend représenter. Un dialogue qui commence au sommet ne peut inviter que ceux qui y ont déjà accès.

Des facilitateurs ayant la confiance de tous. Swan en fait une condition ; la feuille de route en fait une règle d’architecture, en interdisant qu’une seule main tienne à la fois la convocation, la présidence et l’ordre du jour.

Pourquoi ? Parce que la confiance n’est pas une qualité personnelle que l’on proclame, c’est une structure que l’on garantit.

Tant que celui qui convoque, celui qui préside, celui qui fusionne et celui qui peut ajouter une ligne à Kinshasa restent la même main, aucun facilitateur, si respecté soit-il, ne pourra inspirer confiance.

Fusionner ces fonctions, c’est recréer le dialogue d’appareil.

Un ordre du jour sur les priorités nationales les plus urgentes.

Swan cite la gouvernance et les réformes institutionnelles ; la pyramide fait remonter les priorités des territoires sur un cahier unique (sécurité et autorité de l’État, foncier, services publics, économie réelle, cohésion nationale) avant de les porter aux assises, architecture institutionnelle comprise. La logique est la même : un ordre du jour fixé d’en haut répond aux préoccupations de l’appareil ; un ordre du jour remonté de la base répond à celles du pays.

La bonne foi.

Swan y appelle ; la feuille de route la rend vérifiable. Une bonne foi que l’on ne peut pas contrôler reste une promesse. En interdisant à Kinshasa de réécrire ce que les provinces ont signé, et en rendant publics les documents de chaque étage, la pyramide transforme la bonne foi en preuve : chacun pourra constater si ce qui est sorti des territoires se retrouve dans le Pacte.

L’espace civique, les libertés et la retenue.

Swan les exige ; la pyramide en fait la condition d’ouverture du premier étage. Sans liberté de parole, les cahiers de la base ne sont que du papier, et le processus meurt avant même d’avoir commencé. Ce n’est pas une exigence morale ajoutée au dialogue : c’est sa fondation technique et elle se trouve dans les maenagements à la feuille de route introduits pour assurer l’opposition radicale (decrispation politique, représentation dans la commission préparatoire, liberté de parole au cours des assises).

Si les deux textes se rejoignent, c’est parce qu’ils partent du même constat : les dialogues congolais passés n’ont pas échoué faute d’annonces, mais faute de garanties. Swan nomme les garanties nécessaires. La feuille de route du 8 septembre signée par Diomi Ndongala les avait déjà inscrites dans des organes, une séquence et des règles.

Ce que la feuille de route ajoute

La pyramide inversée ne contredit pas Swan. Elle va plus loin. Elle fixe un délai, trois mois au plus, et un produit, un Pacte national assorti d’une matrice d’exécution. Elle trace des lignes rouges : pas de partage du pouvoir, pas de table ouverte aux armes, pas d’amnistie générale des crimes imprescriptibles. Elle prévoit enfin un étage de suivi, sans lequel tout pacte reste une déclaration.

Le diplomate encourage. Le texte du 8 septembre prescrit. L’un fixe le cahier des charges devant le Conseil de sécurité ; l’autre en donne le mode d’emploi, et le critère par lequel on saura si le processus a réellement vécu.

Une convergence qui engage

Cette convergence est déjà une avancée importante. Quand le chef de la MONUSCO et une feuille de route congolaise se rejoignent sur l’inclusivité, les facilitateurs de confiance, l’agenda national, la bonne foi et l’espace civique, le dialogue cesse d’être une annonce. Il devient un engagement que l’on peut tenir, vérifier et mener jusqu’au Pacte.

Reste à faire la conversion : passer des exigences aux organes, des principes aux actes. C’est à cette conversion que l’on reconnaîtra, le moment venu, un dialogue digne de ce nom.

Eugène Diomi Ndongala Démocratie chrétienne, DC

Les Patriotes

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DONNER VIE A LA PYRAMIDE INVERSEE DU DIALOGUE NATIONAL-La feuille de route

https://democratiechretienne.com/#/article/donner-vie-a-la-pyramide-inversee-du-dialogue-national-la-feuille-de-route

COMMENT INTÉGRER CERTAINES REVENDICATIONS DE L’OPPOSITION DANS LA FEUILLE DE ROUTE DU DIALOGUE A PYRAMIDE INVERSÉE DE DIOMI – LA MAIN TENDUE

https://democratiechretienne.com/#/article/comment-integrer-certaines-revendications-de-lopposition-dans-la-feuille-de-route-du-dialogue-a-pyramide-inversee-de-diomi-la-main-tendue