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Articles de la catégorie ‘AMENAGEMENTS’

COMMENT INTÉGRER CERTAINES REVENDICATIONS DE L’OPPOSITION DANS LA FEUILLE DE ROUTE DU DIALOGUE A PYRAMIDE INVERSÉE DE DIOMI – LA MAIN TENDUE

Décrispation, sièges et documents publics : les aménagements qui rendent le dialogue tenable sans en changer l’architecture

Aménagements à la feuille de route du Dialogue proposée par Diomi Ndongala, afin de tendre la main à l’opposition radicalisée

Ma feuille de route, rendue publique le 8 septembre 2026 (https://democratiechretienne.com/#/article/donner-vie-a-la-pyramide-inversee-du-dialogue-national-la-feuille-de-route), n’est pas un appel de plus au dialogue.

C’est une machine : son objectif consiste à faire monter une parole depuis les territoires jusqu’à Kinshasa, sans la réécrire, jusqu’ au sommet de la pyramide inversée du dialogue.

La pyramide inversée pose une règle simple.

Chaque étage inférieur des discussions produit un document public, signé et contradictoire.

Le sommet des discussions n’invente pas le pays. Le dialogue consolide l’État. Il ne le partage pas. Il laisse Doha et Washington traiter les armes. Il refuse l’amnistie des crimes imprescriptibles. En trois mois, il doit livrer un Pacte et une matrice d’exécution.

Ce format a un angle mort politique. La C64 ne veut pas entrer dans une salle qu’elle juge déjà close. Elle exige des gages avant de parler : un processus officiellement convoqué, des libertés effectives, une place réelle, et la certitude de n’être ni un décor ni une caution. L’aménagement utile n’est pas de fusionner les deux textes (la vision du dialogue d’une partie de l’opposition et la conception à pyramide inversée qui donne vie au dialogue tel que présenté par le Chef de l Etat, dans son discours du 27/08/2026).

Il consiste à convertir une partie de ces exigences en mécanismes internes à la pyramide, sans casser son architecture originaire.

Le premier levier est juridique. Diomi prévoyait deux ordonnances : l’une installe le Comité technique (déjà publiée), l’autre convoque le dialogue et crée la Commission préparatoire.

L’aménagement fait de la seconde un acte de gage. Avant l’ouverture massive des forums, une fenêtre de décrispation de dix à quinze jours, datée et publique, sera opposable à tous.

Sans ce préalable, le format retombe dans ce que Diomi appelait déjà le dialogue d’appareil.

Le deuxième levier est la décrispation elle-même, rendue vérifiable par tous.

La revue des détentions présentées comme politiques cesse d’être une intention. Elle devient une liste publique et un calendrier de décisions, dossier par dossier, distincte de toute amnistie. Une instruction écrite aux parquets suspend les nouvelles poursuites à caractère politique pendant la durée du processus. Les responsables d’opposition non armée obtiennent la libre circulation, la parole et la sécurité. Participer à un forum ne doit exposer à aucune représailles administrative. Ces mesures ne rachètent rien. Elles rendent la salle tenable, face à certaines revendications.

Le troisième levier est la représentation.

J’avais déjà ouvert un pôle « opposition non armée », désigné par les plateformes, extra-parlementaires comprises. L’aménagement que je suggère le rend opératoire : deux à trois sièges de droit pour les plateformes constitutives de la C64, plus la faculté de proposer des noms au pôle des experts indépendants. Pas de veto. Une présence structurelle. Au palier territorial, les partis restent plafonnés. Au palier provincial, la C64 porte sa parole et les opinions minoritaires annexées aux documents qui relatent les rapports des résolutions.

Le quatrième levier est documentaire.

Le cahier de diagnostic unique reste le travail de base.

Ses rubriques — sécurité, foncier, services publics, économie réelle, cohésion — sont conservées.

On y ajoute un cadre de discussion institutionnelle et civique, formulé par les territoires eux-mêmes : faits constatés, causes, propositions priorisées, niveau de pouvoir concerné.

La règle d’or de Diomi s’applique sans exception. Aucun thème n’entre à Kinshasa (niveau final) s’il est absent de la synthèse nationale. Inversement, le sommet de la pyramide ne peut escamoter ce que le pays aura arrêté dans les rapports et résolutions.

Les assises – comme nous avons précisé dans notre feuille de route – forgent un Pacte, pas un gouvernement.

Quatre commissions suffisent. Le suivi, après la photo de clôture, décide si la pyramide a tenu : collège réduit, rapports publics, et un droit de regard pour la C64 afin de constater l’exécution des résolution synthétisées.

Trois tests de sincérité, déjà posés par ma feuille de route, restent le critère.

Le gouverneur ne préside pas le forum de sa province. Les cahiers territoriaux sont publics avant le forum provincial et le national. La transparence doit remplacer la confidentialité.

La synthèse nationale contient des propositions que le sommet de la pyramide (pallier national) ne peut écrire seul, mais sur la base des synthèse des résolutions arrêtées à la base.

Un quatrième test s’y ajoute : les actes de décrispation promis dans la deuxième ordonnance de convocation ont un responsable, un calendrier et une liste rendue publique avant la tenue des assises provinciales.

Naturellement, ce que les aménagements que je viens de proposer n’accordent pas doit rester net et non discutable.

Pas de table ni invitation pour les groupes armés et leurs alliés. Pas de gouvernement d’union. Pas de droit de veto sur la convocation. Les institutions restent en fonction. Le Président convoque.

La pyramide, elle, ne survit que si l’on sépare encore qui convoque, qui préside, qui fusionne les résolutions issues des différents étages de la pyramide, et qui a le droit d’ajouter une ligne à Kinshasa.

Lorsque ces leviers sont publiés et contrôlés, une partie des revendications de l’opposition radicale cesse d’être un ultimatum extérieur.

Elle devient une condition de salle, puis une parole qui remonte, de la base de la pyramide à son sommet national.

C’est tout ce que des aménagements sérieux et realistes peuvent promettre.

Le reste se joue dans les documents, dans les résolutions arrêtées aux différents étages des discussions (territoriales, provinciales et nationales) et pas dans les communiqués et, encore moins, dans la rue.

Eugène Diomi Ndongala,

Démocratie Chrétienne, DC,

Les Patriotes

DONNER VIE A LA PYRAMIDE INVERSEE DU DIALOGUE NATIONAL-La feuille de route

https://democratiechretienne.com/#/article/donner-vie-a-la-pyramide-inversee-du-dialogue-national-la-feuille-de-route