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DIOMI NDONGALA A CNTV : « LE DIALOGUE DOIT SERVIR LA COHESION, PAS DE TABULA RASA INSTITUTIONNELLE

Dans une interview accordée au journal télévisé de CNTV le 18 août 2026, Eugène Diomi Ndongala, président de la Démocratie Chrétienne (DC), a livré une lecture claire et sans ambiguïté des enjeux du dialogue national.

Selon Diomi Ndongala, l’exercice ne peut se limiter à une simple discussion politique. Il doit avant tout devenir un espace de rassemblement de toutes les forces nationales, au-delà des clivages partisans, avec un double objectif : « consolider la cohésion nationale et obtenir de la communauté internationale une reconnaissance claire de l’agression rwandaise contre la République Démocratique du Congo ».

Un dialogue pour l’unité, pas pour recycler les crises

Le Président Eugène Diomi Ndongala situe le dialogue dans un contexte de crise sécuritaire et territoriale. Selon lui, la question n’est plus de savoir s’il faut dialoguer, mais de définir précisément pourquoi et autour de quels enjeux. « Aujourd’hui le dialogue, c’est notamment d’abord pour que nous puissions asseoir une cohésion nationale afin de lutter pour l’intégrité de notre territoire », a-t-il déclaré.

Il insiste sur les priorités concrètes des Congolais : mettre un terme aux massacres des congolais, empêcher que le pays continue d’être divisé, et faire en sorte que le territoire soit réunifié. Dans cette logique, le dialogue doit renforcer les institutions dans leur capacité à gouverner dans l’intérêt national, et non servir de prétexte à une succession de rencontres qui « voudrait remettre à zéro » la gouvernance du pays.

La présence de Kabila et Nangaa n’est pas une condition

Sur la participation de personnalités politiques controversées, notamment Joseph Kabila et Corneille Nangaa, le président de la DC se montre catégorique. La réussite du dialogue, estime-t-il, ne dépend pas nécessairement de leur présence. Il rappelle que les problèmes de la RDC trouvent leur origine dans la première agression rwandaise de 1996, qu’il qualifie de forme de colonisation, ainsi que dans le rôle complice de tous ceux qui l’ont soutenue.

« Leur présence n’est pas nécessaire car ne sont pas eux qui vont amener des solutions pour notre pays ».

Moi, je pense que la solution appartient d’abord au Peuple Congolais, pas à des individus, a-t-il affirmé. Pour le Président de la Démocratie Chrétienne la priorité est de réunifier le pays afin de pouvoir clairement identifier les infiltrés politiques, militaires, ceux qui travaillent pour les intérêts des nouveaux « colonisateurs » et ceux qui servent les intérêts économiques du Rwanda. Il n’hésite pas à parler de « géocriminalité » pour désigner la présence de Rwandais en RDC, animés par des intérêts criminels, comme l’expansionnisme territoriale hégémonique et le pillage des minerais 3T.

Un appel à la responsabilité collective

Au-delà de l’analyse sécuritaire et historique, Eugène Diomi Ndongala lance un appel à la responsabilité. Il invite les Congolais, et particulièrement les acteurs politiques, à une prise de conscience nationale et à éviter toute démarche susceptible de favoriser les intérêts des agresseurs du pays. Pour le leader de la Démocratie Chrétienne, l’intérêt national doit rester au-dessus des considérations politiques.

En résumé, la position d’Eugène Diomi Ndongala s’articule autour de trois axes forts : un dialogue orienté vers la cohésion et l’intégrité territoriale, un rejet de la dépendance aux acteurs liés au passé d’agression, et une exigence de lucidité collective face à ce qu’il décrit comme une entreprise de déstabilisation et d’intérêts étrangers.

Une lecture qui place la défense de la souveraineté et de l’unité du Congo au centre de tout processus de dialogue.

DC