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Au cas où la décrispation politique ne serait toujours pas appliquée : Une marche pacifique projetée pour exiger la libération d’Eugène Diomi Ndongala / TEMPETE DES TROPIQUES

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Au cas où la décrispation politique ne serait toujours pas appliquée : Une marche pacifique projetée pour exiger la libération d’Eugène Diomi Ndongala

Diomi et Acaj

La libération des autres prisonniers politiques dont Franck Diongo, Jean-Claude Muyambo, Firmin Yangambi, Carbone Beni… est aussi exigée

« L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (Acaj) lance un appel vibrant au gouvernement congolais pour qu’il fasse libérer Eugène Diomi Ndongala et tous les prisonniers politiques comme acte de décrispation de la situation politique. L’Acaj va se concerter avec les Ong et les mouvements citoyens en vue d’organiser une marche pacifique au cas où les prisonniers politiques et d’opinion ne seraient pas libérés dans le meilleur délai », a annoncé, hier mardi 30 octobre 2018, lors d’une conférence de presse, Me Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice.

Le cas d’Eugène Diomi Ndongala, poursuit l’Acaj, rappelle celui des autres prisonniers politiques et d’opinion. Cette Organisation non gouvernementale de défense de droits de l’homme (Ongdh) appelle  le gouvernement de la République démocratique du Congo à les libérer. Il s’agit notamment de Franck Diongo Shamba, Jean-Claude Muyambo, Firmin Yangambi, Carbone Beni et bien d’autres.

Rappel des faits

Eugène Diomi Ndongala a été condamné par la Cour suprême de justice le 26 mars 2014, à la peine de 10 ans de prison, au terme d’un procès Le 22 septembre 2014, il a saisi le Comité des droits de l’homme des Nations Unies contre la RDC pour détention au secret, privation de soins de santé en prison et déni de garanties d’un procès équitable.

Après deux ans de procédure contradictoire entre la RDC et lui, sous le N°2465/2014, le Comité des droits de l’homme a déclaré, en novembre 2016, sa plainte recevable et fondée, et a ordonné la libération immédiate d’Eugène Diomi Ndongala, l’annulation de sa condamnation et, si nécessaire, établir de nouvelles poursuites conformément aux principes d’équité et de la présomption d’innocence, assortie d’autres garanties légales, lui accorder une indemnisation adéquate, et que pareilles violations ne se reproduisent pas à l’avenir.

Le 15 juin 2017, l’Acaj a vivement demandé au premier ministre de faire exécuter la décision du Comité des droits de l’homme des Nations Unies rendue sous le N°2465/2014 ordonnant la libération immédiate d’Eugène Diomi Ndongala. Mais cette décision n’est toujours pas exécutée par le gouvernement de la RDC.

Le 1er février 2018, Diomi saisit la Cour constitutionnelle pour faire constater que le comportement du gouvernement congolais consistant à le détenir en prison, en violation de la décision du Comité des droits de l’homme, viole les articles 16 alinéa 2 combiné avec l’article 61 paragraphe 2 et 17 alinéa premier de la Constitution, et qu’il le fait subir une sanction illégale équipollente aux actes de torture et traitements inhumains et dégradants.

Le 24 octobre 2018, Diomi a écrit au président de la Cour constitutionnelle lui exprimant sa déception face au non traitement de sa requête plus de 10 mois après, acte constitutif d’un déni de justice. Le 29 octobre 2018, l’Acaj saisit le SG de l’ONU et le président de la Commission de l’Union africaine, leur demandant d’encourager le gouvernement congolais à faire libérer Eugène Diomi Ndongala, en exécution de la décision du Comité des droits de l’homme des Nations Unies et des mesures de décrispation politique de l’Accord du 31 décembre 2016.

Outre les résolutions des concertations nationales et l’Accord politique du 31 décembre 2016 qui ont demandé la libération d’Eugène Diomi Ndongala, il faut mentionner aussi l’appel à la libération de Diomi de l’union de tous les parlementaires du monde.

Le 18 octobre 2018, à Genève, en Suisse, l’union de tous les parlementaires du monde a appelé les parlements membres de l’Union interparlementaire (UIP), y compris les parlements membres du Groupe géopolitique africain, les assemblées et associations parlementaires ayant le statut d’observateur permanent auprès de l’UIP active dans la région, à entreprendre des démarches utiles pour contribuer à la libération d’Eugène Diomi Ndongala.

Par Stone

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