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COLONEL MAMADOU NDALA, HON.EUGÈNE DIOMI NDONGALA ET DR. DENIS MUKWEGE: LE PEUPLE CONGOLAIS REFUSE D’HONORER SES VAILLANTS HÉROS! /Germain Nzinga Makitu

FREEDIOMI

COLONEL MAMADOU NDALA, HON.EUGÈNE DIOMI NDONGALA ET DR. DENIS MUKWEGE: LE PEUPLE CONGOLAIS REFUSE D’HONORER SES VAILLANTS HÉROS!


Colonel MAMADOU NDALA, hon. EUGÈNE DIOMI NDONGALA ET Dr DENIS MUKWEGE
LE PEUPLE CONGOLAIS REFUSE D’HONORER SES VAILLANTS HÉROS!
L’année 2014 initiait sur une note de grand optimisme généré par la victoire de FARDC sur les M23 et la conscience de plus en plus vive de retrouver la grandeur du grand Congo perdue depuis des décennies. Le peuple congolais reprenait espoir mais ce ne fut que d’un bref répit. En effet, des nouvelles alarmantes les unes après les autres faisaient état de la liquidation prochaine du colonel Mamadou Ndala, ce vaillant fils du Congo qui a réussi par son génie militaire à motiver les troupes congolaises et à chasser l’ennemi hors des frontières nationales. Les chancelleries et différents officines de Monusco ne cessaient de tirer les sonnettes d’alarme pour annoncer sa mort programmée. Des menaces, les ennemis de la république sont passés aux actes le jeudi 2 janvier 2014, juste avant la fête nationale des martyrs de l’indépendance.
L’année 2014 venait mettre un coup de frein à l’optimisme des congolais avec l’assassinat planifié du colonel Mamadou Ndala, le héros de la déconfiture des ennemis du Congo. Pendant que tout le monde s’attendait à des funérailles grande nature, dignes de son rang de héros national, quelle ne fut la surprise générale de voir que les autorités congolaises refuser d’organiser des obsèques à Goma pour permettre aux troupes sous ses ordres de rester encore plus soudées autour du cadavre de leur chef et de donner à la population civile de Nord-Kivu qui adulait cet officier l’occasion de lui rendre ses derniers hommages mérités. Le corps fut vite transporté à Kinshasa où quasi caché au camp Kokolo, il fut pleuré comme un quelconque citoyen, à l’abri des regards du peuple congolais tout entier qui serait tenu en ce moment de lui rendre les derniers honneurs. La photo de son cercueil mis à même le sol et le petit public autour tout autour parlent plus que tout autre commentaire sur le sort réservé à tout congolais qui veut se battre pour son peuple, pour sa dignité et sa prospérité retrouvées. La précarité de ses funérailles et l’aspect misérable de sa tombe démontrent à suffisance que les ennemis du Congo ont rangé l’assassinat de ce héros national parmi leurs hauts faits militaires. C’est pour effacer toute trace de mémoire de ce grand homme que la tombe est dans un état minable. C’est pour effacer toute possibilité de lui rendre justice que le chauffeur du colonel Ndala, le Sergent Arsène Ndabu Ndingala dit Mangudi est mort assassiné le samedi 8 mars 2014 à 10 :00, le jour et l’heure même du procès sur l’assassinat de son patron où il était censé être un des témoins-clé.
Le 13 février 2014, presque un mois après la disparition de cet officier congolais, Jean-Baptiste Emeneya Mubiala rend l’âme en région parisienne en France. La dépouille arrivée à Kinshasa le 2 mars 2014 sera exposée, non à la Place des artistes à Matonge, mais au Palais du peuple. Le peuple congolais tout entier se mobilise pour lui rendre les derniers hommages. Deux évêques viennent à la rescousse de l’honneur rendu à Emeneya en célébrant la Messe des funérailles le soir du 2 mars. Le lendemain tout le personnel politique est au rendez-vous. Ainsi défilent devant sa bière : parlementaires, sénateurs, opposants politiques et toute la crème intellectuelle de ce pays avant que le corps de ce musicien ne repose au « Nécropoles entre Ciel et Terre », le lieu présentement le plus honorable qui a pris le relais du cimetière de Gombe où reposent les plus grandes célébrités du pays de Lumumba. Sans mettre en doute le génie artistique de Jean Mubiala qui sa vie durant a donné le meilleur de lui-même pour construire une image positive en faveur de son peuple et de son pays, je proteste haut et fort contre l’écart de traitement réservé au colonel Ndala. Pendant que les gens continuent à courir à la tombe de ce musicien, aucune photo sur la toile des congolais, que ce soit des congolais de la résistance ou ceux de la mouvance présidentielle, qui seraient partis s’incliner devant la tombe de Mamadou Ndala pour soigner sa mémoire et transmettre ses valeurs de l’amour de la patrie aux plus jeunes.
Et alors quoi ? Veut-on insinuer que c’est bien là la faute d’André Kimbuta et de l’hôtel de ville de Kinshasa qui ont pris l’initiative de patronner ses funérailles? Je dirais NON parce que ce jour là j’ai retenu une leçon : le peuple congolais dans son ensemble se moque éperdument du sort de ses citoyens qui se dédient à sa libération et à sa prospérité. Le peuple congolais dans ses élites comme dans son corps moyen a choisi ses héros parmi des personnes BMW, celles-là qui se sont distinguées du commun de mortel dans leur attachement à la musique, à la bière ou à toutes sortes de trivialités, ce sont celles-là qu’il célèbre parce qu’en elles il se reconnait lui-même et à travers elles, il retrouve l’unité de mesure de ses ambitions qui ne surplombent pas les moyens et les longs termes. A ce peuple, l’on peut bien appliquer cette sagesse : Dis-moi qui sont tes héros et je te dirai qui tu es.

Pour clore cette réflexion, je m’en vais vous parler de deux vivants. Primo de l’honorable Eugène DIOMI NDONGALA emprisonné injustement depuis plus de deux ans à cause du front de résistance qu’il mena contre la fraude électorale de novembre 2011.

Il a refusé de siéger au parlement de la honte, il a refusé des per diem, il a refusé les salaires astronomiques de 7000 Usd donnés mensuellement aux parlementaires congolais. Au nom de la défense de l’imperium d’Étienne Tshisekedi, reconnu par le véritable vainqueur du scrutin de 2011, il a hypothéqué sa jeune carrière politique et présentement même sa chance de survivre physiquement à l’épreuve de l’injuste incarcération et du risque d’empoissonnement qu’il court dans la prison centrale de Makala.

Mis à part les efforts de sensibilisation de sa famille politique et de sa courageuse épouse Patrizia Diomi et de rares protestations de l’opposition congolaise les premiers jours de son enlèvement, l’honorable Eugène Diomi est lâché par tout le peuple congolais. Aucune marche de soutien organisée en faveur de sa libération. Aucune déclaration politique publique d’Étienne Tshisekedi qui mobiliserait la rue pour exiger sa libération. Ce digne fils du Congo est en train de mourir à petit feu et nous attendons piteusement le jour de ses obsèques pour faire semblant de lui rendre honneur. Honte aux congolais bmw que nous sommes ! Honte à ce peuple qui définit sa vraie identité au travers les oublis qu’il se permet sur la mémoire de ceux et de celles qui ont réellement voulu son bien jusqu’au prix de leur propre vie.

Dernièrement encore un autre digne fils du Congo, le docteur Denis Mukwege qui s’est distingué dans la « réparation » de plus de 40.000 femmes violées par des hordes sauvages des milices étrangères et par des … propres soldats de FARDC depuis l’année 1996 qui marque le début des conflits qui déchirent la RDC. Il n’a pas fait comme nous qui nous contentons de crier à 8000 km du théâtre des opérations. Lui est au cœur de la tragédie. Il est là plus qu’actif au cœur du drame du génocide congolais qui se déroule devant les caméras du monde entier. Ai lieu de parler, lui se met à agir. Il ne se contente pas de soigner les femmes violées, il se met à défendre leurs droits bafoués. Il est au four et au moulin devant les tribunes internationales pour mettre à profit son aura publique et informer l’opinion internationale du drame qui se déroule au Congo. Il n’a pas sa langue en poche pour dénoncer les responsabilités des uns et des autres.
Hélas il suffisait de le voir recevoir le prix Sakharov 2014 du Parlement Européen pour commencer à le vilipender et le trainer dans la boue. Il suffisait qu’une hypothèse soit avancée de le voir candidat aux futures présidentielles pour qu’il soit traité de tous les maux. Le 30 octobre 2014 dernier, le gouvernement de Kinshasa est passé à la vitesse supérieure pour le clouer au pilori. Les comptes bancaires de l’hôpital de Panzi sont saisis pour des raisons obscures et aucune voix de protestation ne s’élève ni de la diaspora ni de l’opposition locale pour fustiger cette attitude pour le moins antidémocratique. A la dernière minute, nous apprenons des témoins sur place à Bukavu que cette saisine de comptes n’est que la première étape vers des actions plus musclées contre ce digne fils congolais pour le neutraliser avant les élections de 2016.
Et tout ceci devant un peuple insensible et indifférent cuvant encore sa bière des festivités de fin d’année 2014. Le peuple congolais dans sa tête comme dans ses membres dévore ses propres enfants et jette dans la poubelle de l’histoire la mémoire de ceux qui souffrent ou meurent pour sa libération ou pour lui faire retrouver sa souveraineté.
Dernier conseil aux vaillants patriotes et combattants pour un Congo plus libre et prospère : allez jusqu’au bout de votre rêve sacré pour un Congo grand et prospère mais n’attendez point le salaire immédiat de ce peuple pour lequel vous risquez votre vie. Donnons jusqu’à la dernière goutte de notre sueur et de notre sang avec l’intime conviction que ce sont nos fils et petits-enfants qui sauront exhumer nos cadavres pour célébrer enfin la mémoire des ancêtres qui ont travaillé à la grandeur du peuple congolais. Qu’on se le dise!
Germain Nzinga Makitu

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  1. zoro #

    Personnellement, je ne me décourage pas de ce peuple congolais en général. C’est la classe polique congolaise dans son ensemble qu’il faut refondre coûte que coûte et sans pitié. Elle a fait trop de mal à ce peuple depuis son « indépendance ». La souveraineté acquise a servi plus à asservir les congolais moyens. La révolution est imminente. D’ici là elle va être finalement le credo de cette classe moyenne congolaise. Il y aura des pertes de vies humaines, mais on n’a pas de choix. La liberté et la démocratie se gagnent par la force. Un congolais de l’opposition disait, il y a bientôt un mois qu’il vaut mieux mourir debout que d’accepter de soumettre à genoux toute sa vie pour retrouver sa dignité. Peuple congolais, ne tombe pas dans la lâcheté. Tu as encore le droit de retrouver ta dignité.

    Zoro Sese

    J'aime

    15 novembre 2016

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